Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/170

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MARCELLE.

Voyez-vous, je constate une circonstance anormale, inquiétante… Je surveille d’ici les fenêtres du pavillon de Blondel… or Blondel n’est pas rentré non plus… À une heure aussi tardive, que signifie cette double absence ?…


VERNIER.

C’est cela même qui devrait vous rassurer, car…


MADAME BOUGUET, (fouillant son courrier et le lisant près de la fenêtre.)

Que dites-vous là-bas ?


MARCELLE.

Je m’informe de l’attitude de chacun… Vernier m’assure que tout le monde travaille comme à l’ordinaire, que le ton de tous est très respectueux.


MADAME BOUGUET.

Je voudrais bien voir qu’on se permît…


MARCELLE, (bas, le congédiant.)

Allez vite, mon petit Vernier et surveillez. Qu’on monte quatre à quatre quand on saura quelque chose, et qu’on me fasse le signe de main convenu…


VERNIER.

Comptez-y, Mademoiselle.

(On frappe.)

TALLOIRES, (entrant.)

Mille pardons de vous déranger encore, Madame ; c’est Monsieur Hernert qui insiste et demande s’il peut vous voir un instant.


MADAME BOUGUET.

Oh ! oui ! Oh ! oui ! qu’il entre !… Pour lui, je lève la consigne…

(Entre Hernert.)