Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/171

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Scène III


Les Mêmes, HERNERT, puis HERVÉ


MADAME BOUGUET.

Ah ! je suis satisfaite de vous voir, cher ami ! J’avais fait condamner ma porte, mais je sais que votre sympathie ne trouvera que les mots qu’il faut.


HERNERT.

Bonjour, Mademoiselle.


MARCELLE.

Bonjour, Monsieur.


HERNERT.

Je suis encore sous le coup de l’indignation…


MADAME BOUGUET.

N’est-ce pas ? Quel goujat !


HERNERT.

C’est sur Blondel que retombera le scandale… Seulement je n’en sais pas plus long que ce que les journalistes ont raconté.


MADAME BOUGUET.

Oh ! ils ont dit la vérité… Ç’a été une agression, mon cher, une véritable agression dans les couloirs de l’Académie, devant une vingtaine de collègues… On venait de voter pour l’élection au fauteuil de Morière. Dans la salle de séance, en sortant, Blondel a levé la main sur Laurent en prononçant d’inintelligibles paroles… ou du moins on se plaît à m’assurer qu’elles étaient inintelligibles… Enfin, la boue, quoi, la boue !… Alors, voyez, toutes ces sales feuilles se sont emparées de l’affaire et la politique s’en mêle… il y a deux