Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/179

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


fenêtre, à la table.) Mademoiselle, votre père est rentré.


MARCELLE, (avec un cri de joie.)

Eh bien, pourquoi ne monte-t-il pas ?… Ah ! mon Dieu, je lis dans vos yeux un malheur.


HERNERT.

Ne vous effrayez pas… Il est blessé, mais très légèrement blessé. (Marcelle est presque défaillante.) Prenez garde à votre mère.


MARCELLE.

J’aurai du courage, mais la vérité, je vous en supplie… Je puis l’entendre.


HERNERT.

Il y a une heure que votre père a été ramené ici… On vient de procéder à un examen rapide dans sa chambre, là, à deux pas de vous, derrière ce cabinet de toilette… Nous avions fermé la double porte à clef à cause de Madame Bouguet… La balle est entrée dans le gras de l’épaule, mais n’a touché aucun organe.


MARCELLE.

J’ai la tête qui tourne.


HERNERT.

Ne vous alarmez pas. Rien de grave ou de périlleux, à coup sûr. La meilleure preuve, il va vous la fournir lui-même. Maintenant que l’examen est terminé, on va passer à la radiographie dans le cabinet de toilette, ici, à côté, mais votre père redoute la première émotion de Madame Bouguet si elle le voyait étendu ou alité ; il vient de me faire appeler pour me communiquer ses ordres… car avec un tel homme, il faut en passer par où il veut !… Du reste, Pravielle, qui a été