Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/118

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Scène V



MATELINN.

Oui… je sais…

(Silence.)

ERVOANIK.

J’aurais bien des choses à vous dire, mon père.

Mais vous êtes plus pâle que ma mère certainement.

Oh ! je ne crains pas les dures paroles,…

et vous au moins vous pouvez parler.


MATELINN.

Je dis… je dis…

(Il jette son bâton avec colère.)

Que la volonté de Dieu soit faite !


Je me suis marié voici vingt-cinq ans,

et tout le long du temps j’ai pioché le champ.

Vous, ma femme, vous avez filé avec un cœur triste.

J’ai eu toute ma vie la tête baissée sur la terre,

et j’espérais, comme tout le monde qui chante