Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/53

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MATELINN.

J’ai parlé maintes fois chez moi

sans que j’eusse besoin d’escabeau.


ALIETTE.

Pourquoi me parlez-vous si durement ?

Donnez-moi un escabeau pour m’asseoir,

si je dois être belle-fille dans cette maison.


MATELINN.

Si je savais que vous deviez être belle-fille ici,

je mettrais le feu à mon propre toit !


ALIETTE.

Non, rassurez-vous, j’épouserai qui m’aime.

Et votre toit d’ardoises restera debout,

et quand viendront tous les midis,

il brillera longtemps encore,

sous le soleil clair qui éclatera.


MATELINN.

Fille de rien,

tu as mérité dans l’enfer d’aller brûler chair et os !


ERVOANIK.

Contenez-vous… contenez-vous… c’est peu de chose.