Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/54

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ALIETTE.

Qu’ai-je pu faire pour vous déplaire dans ma vie ?


MATELINN.

Plus un mot ! ou sur mon honneur, que j’aime parfaitement,

je vous jetterai en bas sur la bouche.


MARIA.

Non, Aliette, vous l’entendez…

aussi blonds que l’or sont vos cheveux,

mais fussent-ils plus blonds de moitié,

vous n’aurez pas Ervoanik.


ERVOANIK.

Ô ma mère, soyez plus douce

à ceux qui n’ont pas fait de mal.

Vous ne voulez pas encore que sur la mer je m’en aille,

avec le regret de la plus jolie fille du pays, —

et c’est vous, petite Aliette, si je ne me trompe.


MATELINN.

Belle-fille dans cette maison vous ne serez,

ni vous — ni aucune fille de lépreux !