Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/159

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yeux, mais tout à coup Lechâtelier saisit Grâce à deux bras et sa bouche cherche sa bouche.)

LECHÂTELIER.

Grâce ! Grâce ! (Il l’étreint absolument, elle, la tête rejetée en arrière, pâle comme une morte, sans résistance.) Oh ! nous n’en pouvions plus… Tout à l’heure, dans le parc… près du jet d’eau… Ma chérie, ma chérie !…


GRÂCE.

Oui… oui… tout à l’heure, dans le parc, près du jet d’eau, oui… Mais, allez-vous-en, maintenant, allez-vous-en, je vous en conjure !…


LECHÂTELIER.

Votre bouche encore.

(Il la ressaisit, donnée.)

GRÂCE.

Oui… j’arrive… j’arrive…

(Lechâtelier se reglisse habilement dans le salon, les mains dans les poches.)


Scène XII


GRÂCE, seule, puis DEUX DOMESTIQUES


GRÂCE, (courant à l’une des portes de la terrasse.)

François ! À quelle heure l’express de nuit que monsieur prend le dimanche passe-t-il à Compiègne ?


FRANÇOIS.

Minuit trente-cinq.