Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/142

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plement. Asseyez-vous… Asseyez-vous là… ma pauvre, asseyez-vous…


MADAME BOUGUET.

Oh ! mais, vous êtes odieux, Blondel, simplement !… Qu’avez-vous, ce soir ?


BLONDEL.

Et vous, qu’avez-vous donc ? On dirait que vos yeux ont reçu une commotion… On dirait qu’ils ont tout à coup aperçu un désastre… Voue luttez… vous plastronnez…


MADAME BOUGUET.

Mais encore…


BLONDEL.

Chut !… Taisez-vous. Cette fois, je l’exige !… Taisez-vous ! Demeurons cachés, tapis… (Silence prolongé.) Qu’est-ce que ça peut bien vous faire qu’on ouvre la porte derrière vous ?… Silence !… (À ce moment, la porte du pavillon s’entr’ouvre tout doucement. Blondel s’est dissimulé à droite avec Madame Bouguet, qui reste de dos au pavillon, tandis que Blondel, la main sur l’épaule de Madame Bouguet, regarde et attend. Une silhouette d’homme sort du pavillon, inspecte et, à pas pressés, mais avec précaution, s’enfuit vers le fond, du côté des lumières. Blondel veut se précipiter… Madame Bouguet, toujours sans se retourner, l’arrête du bras. Blondel la repousse, fait quelques pas en avant, et, au moment où la silhouette d’homme disparaît complètement au tournant d’une allée, il appelle de tous ses poumons.) Bouguet ! Bouguet !



Scène XII


BLONDEL, MADAME BOUGUET, BOUGUET


BOUGUET.

Qui m’appelle ?