Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/382

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JULIEN.

Entrez, entrez… Pose-le sur la table.


FRÉDÉRIQUE.

De quoi s’agit-il ?


JULIEN.

Des fleurs que j’avais commandées à Morlaix. J’avais peur que le pauvre petit jardin fût saccagé ou défleuri… Je voulais quelques gaietés dans la maison.


FRÉDÉRIQUE.

Pourquoi avez-vous renié les fleurs paysannes ?


JULIEN.

On va même les remplacer.


ROZENNE.

Il y a aussi le courrier, Monsieur… deux dépêches…


JULIEN, (vivement.)

Donne ! (À Rozenne.) Maintenant, toi et Anna, allez vous coucher. J’éteindrai au salon et dans la cuisine… Tiens, tu remettras cela au cocher ! (Rozenne sort de la chambre. À Frédérique.) La vôtre et la mienne ! (Ils lisent silencieusement la dépêche près de la lampe.) Rien de particulier ?


FRÉDÉRIQUE.

Non… Les enfants… Lisez !… Ils me croient encore à Paris. J’avais donné l’ordre à l’hôtel qu’on m’expédie télégraphiquement les dépêches… Je vous l’avais dit, n’est-ce pas ?