Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 2.djvu/327

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force l’exercice libre du culte de nos pères et l’héritier légitime de la monarchie française, nous n’avons cessé de combattre à votre tête et d’exciter le courage et la persévérance que vous avez déployés aux yeux de l’Europe entière ; mais aujourd’hui que de plus longs efforts n’attireraient que de nouveaux malheurs sur notre pays, déjà dévasté, nous vous invitons à rendre les armes pour mettre fin à une guerre qui deviendrait le fléau de la patrie que nous voulions défendre : à cette condition vos personnes et vos biens seront sous la sauvegarde des lois, et le passé restera dans l’oubli. Ce n’est que d’après une telle assurance que nous avons pu consentir à une démarche contraire au vœu de notre cœur, mais dictée par des circonstances impérieuses. »

Le commissaire du directoire exécutif, Delmas, qui n’avait pas été appelé aux conférences, manda chez lui le général en chef, madame de Turpin, et le sieur Bancelin que