Page:Beaugrand - Lettres de voyages - France, Italie, Sicile, Malte, Tunisie, Algérie, Espagne, 1889.djvu/109

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LETTRES DE VOYAGE

toute la ville, les ports et la mer. La vieille ville disparaît peu à peu, pendant que des constructions d’un grand caractère s’élèvent rapidement sur des voies nouvelles, larges et droites. Les promenades sont particulièrement d’une grande beauté : la Cannebière, partant du vieux Port et se prolongeant jusqu’aux Allées de Meilhan, par la belle rue de Noailles ; le Prado, unissant le centre de la ville à la mer par une allée de quatre kilomètres plantée d’arbres incomparables et décorée de constructions dignes d’une capitale : le château Borely, qui s’y élève magnifiquement renferme le Musée des Antiques ; le Cours de l’Athenée, où se voit la statue de l’évêque Belzunce dont la conduite fut si noble lors de la terrible peste de 1720 pendant laquelle il mourut plus de 40,000 personnes ; l’incomparable Promenade de la Corniche, longeant pendant sept kilomètres, du Pharo à la plage du Prado, toutes les sinuosités du littoral ; enfin, le jardin zoologique.

Marseille ne possède qu’un très petit nombre de monuments anciens. À peine peut-on citer comme intéressants la Mairie sur le vieux Port, l’ancienne cathédrale de la Major dont il ne reste guère que l’abside du Xe siècle ;