Page:Beaumarchais - Œuvres complètes, Laplace, 1876.djvu/584

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la mer devenue libre aux nations commerçantes, Marseille, Nantes et Bordeaux pourraient le disputer à Londres, et devenir à leur tour les cabarets de l’univers. J’étais soutenu par l’espoir qu’un nouveau système de politique allait éclore en Europe, et que, l’Angleterre une fois remise à sa vraie place, le nom français serait aimé, chéri, respecté partout. J’ajouterais encore que jetais ranimé par l’espoir de voir le règne actuel exalté comme un des [dus beaux de la monarchie, si,

dans cel écril austère et brusquement jeté, je ne m’étais pas interdit tout éloge, et même celui du jeune roi qui nous donne un si grand espoir par la sagesse de ses vues et son amour simple et vrai pour le bien, dans l’âge où presque tous les hommes aucunes munitions de guerre. Car, s’il a

ailleurs pouraccomplirson chargement, qui n’était pas mê au tiers, c’est un fait absolument étrange ] a nos ministres. puisqu il Lest pi :. : Ici n du royaume, et bois de la longueur de leurs bras.

Ainsi, lorsque ce mémoire parle de mes arme ments de Dunkerque, il se garde bien d’a : rque

l’administration, toujours aussi sévère ; i égard qu’attentive aux plaintes de l’ambassadeur anglais, donna l’ordre exprès de visiter dans ce porl tous les vaisseaux annotés par l’inquisition stormonienne, et de les décharger sans pitié s’il— avaienl à bord des munitions de guerre ; que l’un d’eux, la Marie-Cath rim. se trouvant en rade à l’instant où l’ordre arriva, put se dérober à sa rigueur, et ie se fonl remarquer que par des lobes, des ridi— se rendre à la Martiniqueavecunchargement d’artillerie assuré à Londres même : mais que les autres furenl visités, déchargés, et forcés d’aller en lest i hercher du fret en Amérique, sans que j’aie pu depuis trouver une autre occasion de rembarquer mes cargaisons militaires : tant l’attention du gouvernement à y veiller a été sévère et continuelle !


Voilà ce que le vicomte de Stormont pouvait

cules "ii des travers

Ce bel avenir me rendait mon courage et ma

gaieté même ; au point qu’un ministre anglais

ni’avant lait l’honneur, au sujel de YAmphitrite, de dire à quelqu’un, en riant, que j’étais un bon politique, mais un mauvais négociant, je répondis sur le même ton:Qu’il laisse faire au temps ; la nu seule peut nous montrer lequel aura plus prospéré, moi dans mon petit commercent lui dans sa bien apprendre à sa cour; il eût honoré sa vigigrande administration. lance, et n’eût point trahi la vérité : mais c’esti Dans un pareil état des choses on sent bien que dont on s’embarrasse le moins en politique. Il dele cabinet de Saint-James eûl appris avec joie, par -"n ambassadeur. qu’au retour de ma frégate

l imphitnte, mon capitaine, accusé de désobéissance, avait i té scandaleusement arrêté. pm ? traineen prison, quoiqueson journal prouvâtqu’il n’avait l’ail que céder à l’empire des circonstanvaii même ajouter que, dans la colère où je fus de ce qui m’arrivail à Dunkerque, ayant appris

que le sieur Frazer, commissaire anglais, odieux par son emploi, mais personnellement détesté dans ce port, avait osé corrompre et fail passer en

Angleterre un de nos bons pilotes-côliers et beauces ; et qu’avant resté quatre-vingl dix jours en coup de matelots français, je me procurai lentes route, et trente-cinq sans se reconnaître, il s’était les preuve— juridique— de ce honteux délit ; mais vu près’le périr de misère à l’instant qu’il fut que je m’pus jamais obtenir du gouvernemenl porté sur le continent:mais son crime était d’y que le commissaire insolent fût poursuivi pour ce avoir jeté l’ancre; et je suis persuadé, moi, que le crime de lèse-nation:et je ne l’obtins pas, je m’en lord Norlh aurail su bon gré à l’ambassadeur, s il souviens bien, parce’que les soins que je m’étais eût appris par lui que la mine terrible qu’il en lii d lés à ce sujel pouvaienl être taxés de récrii nos mi ni —1res avait coûté trois mois de cachot à mination par l’ambassadeur anglais. Je dirai tout, mon malheureux capitaine, et à moi deux mille car ce n’est ici ni le lieu ni le temps de flatter perécus d’indemnité que je crus lui devoir, pour payer sonne. Un écrit destiné à relever le flagornage les bu meurs du vicomte de Stormont. ang Lu— du Mi moire justifii utif ne doit pas être, à C’estainsi que chaque fait articulé dans le.lie— son tour, accuse d’une imbécile partialité pour mo’m justificatif, d’après le rapporl de cet ambas— la France. sadeur, est faux, insidieux ou conti vé. Voyez— Mais le comble de la mauvaise foi, dans les rapleciler comme un crime un beâtiment, llbinni.,’. a port— de l’a m bassadeur d’Angleterre, est le compte moi, parti de Marseille en septembre 1777, et dis— insidieux qu’il rend à —a cour de l’Hippopotame, ce -minier en même temps à sa cour que ce vaisseau vaisseau que j’ai nommée Fier Rodrigue, et qui l’Heureux, le plus malheureux des vaisseaux, étail depuis a eu l’honneur d’être jugé digne, parle depuis dix mois dan— le port, équipé’, chargé, général-amiral d’Estaing, de contribuer, sous ses prèi a partir, puis arrêté a la sollicitation de lui ordre-, au succèsdes armes du roi près la Grenade, vicomte, enfin déchargé deux fois publiquemenl lesquels ne sont point, comme le dit l’écrivain empar ordre du ministre; et que ce n’est qu’après ces miellé du Wémoirt justificatif, des triomphes de éclats scandaleux et dommageables que ce vais gazettes, ni des succès à coups de presse, mais de ■-eau, qui m’a va il ruine par un si long séjour cl des beaux el bon— succès à coups de canon. dépenses —i énormes, a obtenu la liberté « le sortir C’est le c pte insidieux qu’il rend à sa cour de du port avec des comestibles seulement, et —an— ces prétendus quatorze mille fusils qui)