Page:Bellocq - Effets physiologiques de la naphtaline.djvu/16

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reste dans son état normal ; trois heures après, on va le voir, on le trouve anxieux, la respiration est accélérée, la circulation aussi, les muqueuses sont injectées.

5. Diminution de l’appétit ; l’animal boit avec avidité. Il y a de la fièvre, le pouls est dur et précipité ; il y a chez le sujet un affaiblissement des facultés locomotrices, le nez n’a pas sa fraîcheur habituelle, la bouche est chaude, la langue est chargée de mucosités blanchâtres, l’animal reste couché et cherche à reposer son ventre sur un endroit frais. On constate des coliques qui sans être très-violentes sont continues, et l’animal a émis pendant la nuit des excréments mous ; il a même vomi des matières glaireuses et claires.

6. Les symptômes observés hier persistent, et se montrent même plus accusés.

7. Anorexie. Les vomissements continuent, les substances ainsi rejetées sont jaunes. Les excréments sont plus mous et projetés sous forme de filets, ces matières salissent la queue et les fesses. Le sujet est plus abattu, reste constamment couché. Respiration grande et accélérée, pouls irrégulier.

8. Le sujet est toujours triste ; il reste couché. Quand on lui ouvre sa loge, il en sort et s’il trouve des liquides, il boit. La diarrhée continue avec la même intensité, on trouve même quelques stries de sang dans les matières évacuées.

9. L’animal est plus triste ; il reste dans un assoupissement continuel. On observe aujourd’hui une diarrhée dysentérique qui paraît le fatiguer beaucoup. Le sujet meurt le soir, entre 2 et 3 heures.

L’autopsie est faite trois heures après la mort :

Le sujet est étendu sur la face latérale gauche. Il est