Page:Belzoni - Voyages en Égypte et en Nubie, 1821, tome 2.djvu/106

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vue en passant la première fois. Nous arrivâmes ensuite à la station de Samout que nous avions vue aussi auparavant. Nous nous arrêtâmes pour la nuit à Dangos où les montagnes s’abaissent, et sont composées de pierre calcaire. Depuis la cataracte jusqu’à cette région inférieure nous avions trouvé les traces d’une ancienne route qui se dirigeait du nord-ouest au sud-est ; je ne doute guère que ce ne soit la même route que nous aperçûmes en passant à Bizack, et qui va en droite ligne de Coptos à Bérénice.

Le 22 nous nous remîmes en route à une heure du matin ; vers le coucher du soleil nous atteignîmes Wady-el-Miah. Nous mesurâmes le fort dont j’ai parlé précédemment ; le 23 nous revînmes au premier puits des déserts ; l’eau nous en avait paru bien mauvaise à notre premier passage, mais en sortant des déserts nous n’étions plus si difficiles, et cette fois nous la trouvâmes bonne. Dans la nuit nous atteignîmes le Nil, où nous nous dédommageâmes des privations que nous avions essuyées dans le voyage. Il n’y a que peu ou point d’eaux en Europe qui égalent en qualité celles du Nil ; à la fraîcheur des sources, elles unissent la douceur des eaux de rivière ; elles sont très-bonnes à boire, et servent à tous les autres usages[1].

  1. On peut voir dans l’Atlas, planche 38, la carte to-