Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/31

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vous excuser ; et puis il faut que nous déposions les papiers !

— Bien, comme vous voudrez !

Aussitôt le prêtre pénétra à son tour dans la voiture ; et la porte se referma ; et dès l’instant suivant, parmi une foule tenue en respect par la police, la grande voiture se mit en marche, sans aucun chauffeur visible, tout au moins sur le devant.

II

Il y eut d’abord un moment de silence ; et ce fut le vieux prêtre qui, ensuite, parla le premier. Ce prêtre était un vieillard d’une figure douce et fine, ressemblant un peu à une souris ; et ses cheveux blancs formaient une masse compacte sous sa barrette. Mais les mots qu’il employait étaient incompréhensibles pour son compagnon.

— Je… je ne saisis pas bien, mon père ! murmura celui-ci.

Le vieux prêtre lui lança un regard étonné.

— Je disais, — répondit-il d’une voix lente et distincte, — je disais que vous aviez une mine excellente, et je vous demandais ce qu’il y avait !

L’autre se tut un moment encore. Comment expliquer la chose ?… Puis il résolut de tout avouer franchement. Le vieillard le dévisageait avec une bonté respectueuse et tendre.