Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/9

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



PRÉFACE DE L’AUTEUR



Dans un précédent ouvrage, le Maître de la Terre, j’ai essayé d’esquisser la forme que risquait de revêtir l’état religieux, politique, et social de nos pays européens dans un avenir plus ou moins proche, pour peu que dussent se prolonger indéfiniment les tendances présentes de ce que l’on appelle la « pensée moderne » ; et de cette intention est résulté un livre tout sincère, mais dont on m’a dit à maintes reprises qu’il avait produit un effet déprimant sur un certain nombre de lecteurs chrétiens, accoutumés à envisager l’avenir sous une lumière plus optimiste. Il m’est cependant impossible de rétracter, ou même simplement d’adoucir, une opinion qui continue à m’apparaître aussi probable qu’au moment où j’écrivais mon Maître de la Terre ; et je serais désolé que l’on attribuât à mon nouveau livre le caractère