Page:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 1, 1911, 3e mille.djvu/201

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


le geste de fumer une cigarette n’aggrave nullement la responsabilité d’une défaite, ni même, si on veut, d’une trahison…

On s’abêtissait sensiblement, à vue d’œil, et même on filait sur Bruxelles. Les rares boulevardiers qui traînaient encore sur l’asphalte y ressemblaient à des arbalétriers sans flèches, et à qui le carquois bat, vide, à la hanche. Villemessant n’achetait plus les mots drôles à caisse ouverte, et Le Gaulois « canait » aux « nouvelles à la main ». Les théâtres et les éditeurs, comme je vous l’ai conté, atermoyaient à l’envi les droits d’auteurs. C’était la fin, ah ! bien la fin de la bohème. Le cycle joyeux était clos des années d’apprentissage.