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Page:Bergerat - Théophile Gautier, 1879, 2e éd.djvu/288

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THÉOPHILE GAUTIER.

Je possède une copie à la mine de plomb de l’une de ces deux compositions : elle est exécutée par Théophile Gautier. Rioult, dans ses tableautins, préludait, sans le savoir, à la dernière manière de Diaz, mais du Diaz de commerce, de celui des petites nymphes mirant dans une source leur nudité chaude et incorrecte.

C’est à cette époque que remonte le petit portrait à l’huile de Théophile Gautier par lui-même, appartenant à M. Poulet-Malassis, et que M. Maurice Tourneux a reproduit en tête de son excellente bibliographie du poëte. Il s’y est représenté avec le gilet rouge de Hernani, c’est-à-dire à dix-neuf ans. Il ne portait pas encore les cheveux longs et tombant sur les épaules, à la manière d’un roi franc. Il n’adopta guère cette coiffure que vers 1833, ainsi que le démontre un autre portrait autographe, gravé à l’eau-forte vers cette date et reproduit dans les Portraits contemporains (Charpentier, 1874). On sait que la raison qui détermina Théophile Gautier à laisser ainsi sa crinière se développer à l’aise, fut la jalousie qu’il avait de la barbe magnifique de Pétrus Borel : « Nous admirons, nous autres imberbes ne possédant qu’une légère moustache aux commissures des lèvres, cette maîtresse toison. Nous avouons même que nous, qui n’avons jamais rien envié, nous en avons été jaloux bassement et que nous avons essayé d’en contre-