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Page:Bergerat - Théophile Gautier, 1879, 2e éd.djvu/325

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LETTRES.

V
À EUGÈNE DE NULLY.
Sans date.

Je suis venu à cinq heures et quelques minutes, envolé. Viens demain matin chez moi, tu pâtureras avec moi. Je n’imagine pas de meilleur moyen de coïncider avec toi.

VI
À EUGÈNE DE NULLY.
Mon cher Eugène,

Toi qui as toutes sortes de relations noires et cuivrées ne pourrais-tu pas trouver moyen de faire passer Francesco-Adolfo Fezalla Abdallah, mon ex-nègre, dans l’Algérie ? Les divers jargons qu’il parle pourraient lui servir. Il ferait un guide-interprète très-suffisant. Tu me rendrais service, car il ne veut pas s’en aller de la maison et il y revient toujours, il me plairait beaucoup qu’il fût dans une autre partie du monde : si tu connais quelque officier qui ait besoin d’un domestique, recommande-le-lui ; il n’a guère d’autres défauts que d’être ivrogne, paresseux et sale, ce qui est peu de chose.