Page:Binet - Henri - La fatigue intellectuelle.djvu/255

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l’exercice ; nous commencerons par le travail pour lequel cette augmentation est la plus faible, c’est-à-dire par l’écriture. Enfin, dans la troisième colonne nous rangeons les différents travaux suivant le degré de diminution de la vitesse, et nous commençons ici par le travail pour lequel cette diminution est la plus forte, c’est-à-dire par la mémoire des syllabes.

Nous obtenons donc le tableau qui suit :

ORDONNÉS
suivant le temps nécessaire
pour atteindre le maximum de vitesse.
ORDONNÉS
suivant le degré
d'augmentation de la vitesse sous l'influence de l'exercice.
ORDONNÉS
suivant le degré
de diminution de la vitesse sous l’influence de la fatigue.
Mémoire des syllabes. Ecriture. Mémoire des syllabes.
Ecriture. Lecture. Mémoire des chiffres.
Lecture. Mémoire des syllabes. Additions.
Additions. Acte de compter des lettres une à une. Ecriture.
Acte de compter des lettres une à une. Additions. Acte de compter des lettres trois par trois.
Acte de compter des lettres trois par trois. Acte de compter des lettres trois par trois. Acte de compter des lettres une à une.
Mémoire des chiffres. Mémoire des chiffres. Lecture.

Si on compare ces trois séries entre elles, on voit qu’elles se ressemblent beaucoup, et cette ressemblance est surtout marquée pour les deux premières colonnes. Exprimons ces résultats plus clairement : on voit que, pour les travaux dans lesquels le maximum de vitesse est atteint rapidement, l’augmentation de la vitesse sous l’influence de l’exercice est faible, tandis que la diminution de la vitesse par suite de la fatigue est forte. On peut représenter graphiquement ce résultat. Portons en abscisses les durées en minutes et