Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 1.djvu/421

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raire, lui décerna, en 1812, les honneurs de l’inscription dans la grande salle des scanres publiques.

A. Borgnet.

BASSENGE (Jean-Thomas-Lambert), administrateur, frère puîné du précédent, naquit à Liége, le 31 juillet 1767, et mourut à Épinal en 1821. Suivant l’exemple que lui donnait son frère, il embrassa avec ardeur les principes de la révolution, et commença sa carrière active en s’enrôlant dans un de ces corps de volontaires qui coururent défendre le territoire national menacé par l’armée des princes exécuteurs. Il passa ensuite dans le corps de chasseurs, dont Hyacinthe Fabry avait accepté le commandement provisoire et qui suivit à Givet la majorité du conseil municipal de Liége, quand Hoensbroech revint de son exil, ramené par les Autrichiens. Un an plus tard, Bassenge se réfugia à Cologne auprès de Reynier. Il y avait été envoyé par les amis inquiets du poëte, et fut appelé à lui fermer les yeux, après avoir, par sa bonne humeur et ses soins empressés, adouci l’amertume de ses derniers instants. A l’époque de la première invasion française, en novembre 1792, il venait d’accomplir sa vingt-cinquième année, et fit partie du conseil municipal, élu en janvier 1793, puis de l’assemblée provinciale provisoire dont il fut l’un des quatre secrétaires. Bientôt survinrent les désastres éprouvés par l’armée de Dumouriez, et les Français évacuèrent Liége. Avec le plus grand nombre de ses compatriotes émigrés, Bassenge se rendit à Paris. Il fut au nombre de ceux qui, à l’époque où éclatèrent de tristes dissentiments, acceptèrent l’offre de prendre du service dans l’armée, et il partit comme volontaire pour la Vendée. Il en était revenu quelque temps avant la bataille de Fleurus, et se trouvait à Paris à l’époque de l’arrestation de son frère. L’année suivante, il eut un démêlé avec le comité de surveillance de Liège, pour la réimpression de la lettre de son frère, contre le maintien du maximum et la contribution d’un million de livres en numéraire. Les détails de l’interrogatoire qu’il subit à cette occasion, nous apprennent qu’il était alors attaché à l’armée du Nord, en qualité de chef de division des transports militaires. Il avait probablement sollicité ce changement pour se rapprocher de son pays. Quelques mois plus tard, il fondait le Courrier du département de l’Ourthe, qui soutint vivement la lutte avec la réaction thermidorienne, tout en défendant les principes des hommes honorables qui composaient la Gironde liégeoise. Cette mission que Bassenge s’était donnée autorise à croire qu’il avait momentanément renoncé à la carrière des emplois publics. Il y rentra en décembre 1795, en acceptant un siége dans le conseil municipal institué alors. Devenu, en 1802, sous-préfet à Malmédy, il fut, deux ans plus tard, envoyé au corps législatif. En 1811, il revint habiter Liége, où il occupa un poste assez élevé dans l’administration des tabacs. Quand le traité de Paris eut, en 1814, enlevé la Belgique à la France, il continua son emploi, passa dans le département des Vosges et mourut en 1821, à Épinal, âgé de cinquante-quatre ans. A la différence de son frère Nicolas, qui mourut célibataire, Lambert Bassenge avait, en 1797, épousé Ursule Enderlin de Montzwick, fille d’un lieutenant-colonel suisse au service des états généraux de Hollande. De ce mariage naquit une fille, qui mourut à Liége en 1826.

A. Borgnet.

BASSERY (Guillaume), évêque de Bruges, né à Bruxelles en 1642, décédé le 18 juin 1706. Il était fils de Josse, négociant, et de Catherine van Donkerwolcke.

Ses humanités étant achevées, Bassery alla étudier la philosophie à Louvain, au collège du Lys et y obtint la cinquième place à la promotion générale de 1662. Il s’appliqua ensuite à la jurisprudence, et devint licencié en droit canonique et civil. C’est en cette qualité qu’il fut chargé d’expliquer le Décret de Gratien à l’université dont il devint, plus tard, le recteur. Successivement chanoine de l’église d’Anderlecht lez-Bruxelles et de celle de Saint-Pierre, à Louvain, il était, depuis plusieurs années, président du collége de Saint-Donatien de cette ville, lorsque le