Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 2.djvu/223

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entra à la chartreuse du Val-de-Grâce, lez-Gand, où il émit ses vœux. Il devint prieur de la Maison-Notre-Dame, près de Gertruidenberg, fut nommé visiteur de son ordre et succéda, en 1521, au père François Dupuits, en qualité de général des chartreux. Il occupa cette dignité jusqu’en 1535, lorsqu’il mourut, le 14 juillet, âgé de cinquante ans. Il a laissé plusieurs ouvrages ascétiques dont on trouvera l’énumération dans l’Histoire littéraire de Paquot.

F. Vande Putte.

BIDELOZ (Gilles), écrivain ecclésiastique liégeois, né en 1702, décédé à Liége, le 16 décembre 1751. Ce prêtre recommandable par la sainteté de sa vie, remplit pendant près de vingt-trois ans les modestes fonctions de vicaire de la paroisse de Notre-Dame des Lumières en Glain (Liége). A sa mort, on trouva dans ses papiers deux ouvrages inédits, qu’il avait composés pour son propre usage. Ils ont paru depuis sous ces titres : 1° Recueil d’ instructions très-solides et de pratiques chrétiennes, par feu G.Bideloz. Liége, Collette, 1755, in-12 de 284 pages. — 2° Pensées pieuses pour assister les malades et surtout les pauvres, recueillies par feu G. Bideloz. Liége, B. Collette, 1773, in-8° de 117 pages et portrait.

Ul. Capitaine.

Paquot, Mémoires, t. II, p. 239.

BIERINGS (Alexandre), dessinateur à la plume, enlumineur, mort en 1519. Voir Bening (Alexandre).

BIERINGS (Simon), dessinateur, enlumineur-miniaturiste, xvie siècle. Voir Bening (Simon).

BIERINGS (Liévine), miniaturiste. xvie siècle. Voir Bening (Liévine).

BIERSET (Gilles DE), historien, vivait à Liége, sa ville natale, au commencement du xvie siècle. Il a composé en français des Annales depuis la création du monde jusqu’à son temps. Il a également écrit dans la même langue un ouvrage sur les Celtes, les Tongrois et les Éburons. Aucune de ces productions n’est parvenue jusqu’à nous.

M.-L. Polain.

Villenfagne, Notes inédites.

BIERSET (Paschal DE), poëte et peintre, né vers l’an 1480, au village de ce nom, prit l’habit de l’ordre de Saint-Benoît à l’abbaye de Saint-Laurent à Liége. C’était un religieux instruit, très-versé dans l’étude des belles-lettres, et dont le savant Érasme faisait le plus grand cas. Hubert Thomas en parle avec éloge dans ses commentaires sur les Éburons. Chapeauville le qualifie d’orator et poëta insignis et rapporte quelques-uns de ses vers. Martène et Durand en ont transcrit plu- sieurs autres dans leur Amplissima collectio. Il s’adonna également à la peinture, et il avait orné de plusieurs de ses tableaux la chapelle de saint Denis, dans l’église de son monastère. Sa correspondance avec Érasme se trouve imprimée au tome III des œuvres de celui-ci. On conservait dans la bibliothèque de Saint-Laurent les écrits de Paschal de Bierset. On ignore aujourd’hui ce qu’ils sont devenus.

M.-L. Polain.

Foppens, Bibliotheca belgica, t. II. — Paquot, Mémoires, t. II. — Chapeauville, Gesta pontificum Leodiensium, t. III. — Hub. Thomas, de Tungris et Eburonibus. — Martène et Durand, Amplissima collectio, t. IV.

BIESE ou BIESIUS (Nicolas), médecin, né à Gand, le 27 mars 1516, mort le 28 avril 1572, à Vienne. Il fit ses humanités à Gand et se rendit ensuite à l’Université de Louvain pour y étudier la philosophie, et particulièrement la médecine, à la pratique de laquelle il se destinait. Mais il quitta bientôt cette ville, sans qu’on puisse eu préciser le motif, et passa en Espagne pour suivre les cours de philosophie et d’éloquence à l’Université de Valence. Poussé sans doute par le désir de voyager, il alla ensuite en Italie, continua ses études de médecine à l’Université de Sienne et y reçut le bonnet de docteur. Nous le trouvons en 1558 chargé dans sa patrie d’enseigner à l’Université de Louvain l’Ars parva de Galien. La supériorité qu’il manifestait comme professeur attira sur lui l’attention de l’empereur Maximilien II et lui valut d’être attaché à sa personne comme premier médecin ; et c’est en cette qualité qu’il assista, en 1570, à une opération de lithotomie faite sur J. de Bracle, secrétaire de Guill. Rym, ambassadeur à Constantinople. Il exerçait à peine ses fonctions