Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 2.djvu/224

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depuis une année, à Vienne, lorsqu’il y mourut d’une attaque d’apoplexie. Il a laissé plusieurs écrits sur l’art de guérir ; en voici les titres : 1° Commentarii in artem medicam Galeni. Antverpiæ, 1560, in-8°. — 2° De methodo medicinæ liber unus. Antverpiæ, 1564, in-8°. Lovanii, 1564, in-8°. — 3° De natura libri quinque. Antverpiæ, 1578, 1593 et 1613, in-8°. — 4° De medicina theoretica libri sex. Antverpiæ, 1578, in-4°. Ses autres ouvrages se rapportent à la philosophie et aux belles-lettres ; on y trouve des parties entières écrites en vers latins. En voici le titre : 1° De arte dicendi seu rhetorica. Antverpiæ, 1577, typis Nucii, in-8°. — 2° De republica sive de universa morum philosophia, libri IV. Antverpiæ, 1556, in-8°. — 3° De universitate sive de physica atque universa naturæ philosophiæ, libri III, prosa et carmine. Antverpiæ, 1556, in-4°. — 4° De varietate opinionum libellus. Lovanii, 1567. Ou lui doit aussi des discours ou éloges sur les belles-lettres.

Bon de Saint-Genois.

Foppens, Bibliotheca Belgica, I, 900. — Eloy, Dictionnaire historique de la médecine, t. I, 345. — Dictionnaire des sciences médicales : Biographies, t. II. — Généalogie de la famille de Bracle, Ms. des archives de Gand.

BIEVÈNE (Jean DE), professeur à l’Université de Louvain, né à Mons vers 1540, mort dans la première de ces villes à la fin du xvie siècle. Son père, Gilles de Bievène, était d’ancienne noblesse et faisait partie du conseil ordinaire de Hainaut. Après avoir fait de brillantes études à l’Université de Louvain, Jean de Bievène y reçut les ordres sacrés et le 25 septembre 1565 le bonnet de docteur en droit. Eevenu dans sa ville natale, il y fut, peu de temps après, nommé conseiller extraordinaire du Hainaut, et devint chanoine d’une église de Mons. Par suite des relations d’amitié qu’il entretenait avec les professeurs Herenbaut et Caverson, ses anciens condisciples, il obtint la chaire de droit canon à l’Université de Louvain, et occupa bientôt un rang distingué dans le corps professoral. Son principal titre à prendre place dans la Biographie nationale est d’avoir participé à un de ces actes énergiques qtii pendant la révolution du xvie siècle annoncent une grande indépendance de caractère et un vigoureux patriotisme. Invité, ainsi que ses collègues Jean Wamesius, Pierre Peckius, Jean Ramus (Tack) et Michel Herenbaut, tous savants éminents, à émettre son opinion sur la Pacification de Gand du 8 novembre 1576, tous les cinq, après avoir soumis leur avis à la censure du pape, répondirent à Philippe II que ce traité ne renfermait rien de contraire à la religion catholique. Un sixième docteur de Louvain, Elbartus Leonicus, avait déjà voté la Pacification, en sa qualité de membre des États.

Britz.

Molanus, Historia Lovaniensis, éd. de Ram, pp. 551-552. — Paquot, Mémoires, in-4°, t. I, p. 605.

BIGATO (Marc-Antoine), écrivain ecclésiastique, né à Tirlemont, mort en 1695. Chanoine régulier de l’abbaye de Tongerloo, il fut successivement chapelain à Tilbourg, en 1654 curé à Diessen, en 1663 curé à Poppel et doyen de Hilvarenbeeck, eniin, curé à Broechem, au diocèse d’Anvers. Il composa l’ouvrage intitulé : Augustinus humiliatus, excitans cor ad amorem misericordiæ Dei, et dulcedinem Gratiæ illius, qua potens est omnis infirmus, qui sibi per ipsam sit conscius infirmitatis suæ. Lovanii, 1646, in-12.

Aug. Vander Meersch.

Foppens, Bibliotheca Belgica, t. II, p. 838. — Vander Aa, Biographisch woordenboek. — Chalmot, Biographisch woordenboek.

BILEVELT (Jean), peintre célèbre, naquit à Maestricht, en 1576, et mourut à Florence, en 1644. Conduit très-jeune en Toscane, où son père s’établit comme marchand de tableaux, il ne revint plus dans sa patrie et son nom flamand lui-même prit une forme italienne. La plupart des historiens de la peinture le font naître à Florence et l’appellent Biliverti[1]. Entré, au sortir de l’enfance,

  1. D’autres le nomment Bilivelti. L’abbé Lanzi (t. I, p. 339 de l’édition citée ci-après) reproche à Orlandi d’avoir fait de Jeuan Bilevelt « deux peintres florentins », dont il appelle l’un Antonio Biliverti et l’autre Giovanni Balinert. Ce reproche est fondé ; mais Lanzi se trompe à son tour en donnant à Bilevelt le nom de Bilivert.