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Un Jean de Bont figura dans les événements politiques de 1577, comme partisan du prince d’Orange.

Britz.

Ed. de Dynter, Chroniq. passim. — Molanus, Hist. Lov., p. 532, 591 à 695 — Butkens, Trophées, t. II. p. 360. — Luijster van Brab. IIe deel, p. 93. — Théâtre sacré de Brab., t. I, p. 193. — Hoijnck van Papendrecht, Anal., t. VI, p. 201.

*BONTEMPS (Aug.). Il a été reconnu que ce personnage, qui a figuré à la lettre A, sous le nom d’Agathochronus avec un renvoi à Bontemps, est né à Arras, par conséquent étranger et sans aucun intérêt pour la Belgique.

BONVICINUS (Raso), hagiographe, né à Gand, au XVIe siècle. Voir Goetghebuer (Raso).

BOOGAERTS (Jean), imprimeur, né à Louvain au milieu du XVIe siècle, mort à Douai, vers 1634. Voir Bogard (Jean).

BOON (Daniel), peintre de genre, de sujets grotesques, naquit selon Walpole et Immerzeel, en Hollande, et, selon Félix Bogaerts, qui emprunte sa version à Campo Weyerman, à Borgerhout, faubourg d’Anvers. Il fit partie de cette nombreuse phalange d’artistes qui émigrèrent à Londres attirés par la fastueuse cour de Charles II. Il faut croire qu’il y obtint du succès, car il y resta jusqu’à sa mort. Weyerman, pourtant, raconte les misères du pauvre peintre exploité par un marchand de tableaux, menant une vie assez bohème, vêtu d’un sarreau, parcourant la campagne et donnant un tableau pour payer son écot. Ces anecdotes sont possibles, mais l’auteur nous inspire si peu de confiance que nous ne les donnons que sous toutes réserves.

Boon choisit un genre peu relevé, il est vrai, mais dans lequel il réussit fort bien. Il s’attacha à représenter la laideur, les grimaces, les contorsions les plus bizarres, les difformités de toute espèce, et tout cela sous un aspect si comique qu’aucun spectateur ne résistait au rire que l’artiste avait cherché à provoquer. Certaines de ses physionomies étaient pleines de caractère et avaient une expression de gaieté irrésistible. Quoiqu’il n’eût fait aucune étude approfondie, il dessinait avec justesse, son invention était riche et son coloris animé. Weyerman fait de son talent un très-grand éloge; il compare quelques-unes de ses toiles à celles d’Adrien Brauwer et le met au-dessus de Craesbeke. Il cite parmi ses compositions les plus burlesques, un Jugement de Pâris, où se montraient une longue et maigre Vénus, une énorme Junon et une Minerve louche, tortue et boiteuse; puis encore un morceau capital représentant une Fête de Mendiants dans une taverne-cave. Le même auteur hollandais, fort inexact, du reste, fait naître Daniel Boon en 1662 ou 1663 et le fait mourir en l’année 1700, tandis qu’il paraît certain qu’il mourut en 1698. Jean Griffier le vieux, qui se trouvait à Londres en même temps que lui, grava son portrait. Il est représente chantant et jouant du violon. Ce renseignement est rapporté par Kramm, d’après Keller. D’autre part, Le Blanc dit que Daniel Boon grava en manière noire et il cite deux pièces : 1° Playing on a violon; — 2° Un vieillard qui tient un plat avec une poularde rôtie. Le n° 1 nous semble faire double emploi avec le portrait du peintre gravé par Griffier. Or, comme celui-ci est cité par les meilleurs auteurs, entre autres le Kunst-Calalog de R. Weigel, nous devons croire que Le Blanc a confondu en attribuant à Boon le portrait gravé par Griffier.

Ad. Siret.

BOONAERT (Nicolas), écrivain ecclésiastique, né à Bruxelles en 1563, mort le 9 mars 1610, entra au noviciat de la Compagnie de Jésus, à Trèves, en 1583, et prononça ses grands vœux en 1599. Il enseigna la philosophie à Douai, et la théologie à Louvain. Il passa ensuite en Espagne où il séjourna quelque temps. Pendant son voyage de retour, il mourut subitement à Valladolid. Sweertius, avec lequel il était étroitement lié, et le P. Alegambe nous le représentent comme un religieux édifiant et un homme doué de rares talents. Il a publié les ouvrages anonymes suivants : 1° Concio fvnebris in exeqviis ser Gregoriæ Maximilianæ, Caroli, archidvcis Avstriæ et Styriæ ac Carinthiæ Ducis Filiæ. Habita Bruxellæ, 15 Decembris, Anno 1597. Bruxellæ, apud Rutgerum Velpium, 1599; vol. in-4° de 12 ff. non chiffrés. La princesse Grégoire-Maximilienne était fiancée à l’infant Philippe, plus tard roi