Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 2.djvu/396

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derniers, qu’ils lui dédièrent quelques-uns de leurs écrits; parmi les lettres de Gaguin on en trouve plusieurs qui lui sont adressées, entre autres la 61e, 67e, 69e, 74e, 82e, etc. — On lui doit : 1° De Immaculata conceptione Virginis Deiparæ, contra Vincentium à Novo-Castro, dominicanum. — 2° De Patronatu B. Virginis Mariæ, Liber unus, carmine et prosâ scriptus. Cet ouvrage a été publié à Anvers, in-fol., dans le tome II du Speculum carmelitanum, p. 375 et suiv.; il en existait différents manuscrits. — 3° Brevi-loquium, Tripartitum de Institutione, Intitulatione, ac conformatione ordinis Dei-Paræ Virginis Mariæ de Monte Carmelo. Antv., Jac. Meursius, 1662, in-4°, dans le Vinea Carmeli, p. 51 et seqq., avec notes de Daniel à Virgine Maria. — 4° Speculum historiale sectatorum SS. Prophetarum Eliæ et Elisœi. Quelques extraits en ont été publiés dans le tome I du Speculum Carmelitanum, imprimé à Anvers en 1680, in-folio, p. 274 et suiv. — 5° De illustribus viris ordinis Beatissimæ Dei Genitricis Virginis Mariæ de Monte Carmelo. Liber unus. Il figure dans le même Speculum, carmelitanum, t. II, p. 886 et suiv. Foppens confond cette œuvre avec celle qui figure sous le n° 3. — 6° De illustribus viris Carthusiensium, liber I. Publié à Cologne en 1609, Curâ Theodori Petrei Carthusiensis. Cet opuscule a été publié à Cologne, chez Bernard Gualtherus, à la suite de l’ouvrage de Pierre Sutor intitulé De Vita Carthusiana, et forme un volume de xiv-58 pp. in-12. — 7° De quatuor novissimis, lib. I. — 8° Epistolarum ad diversos, lib. I. — 9° Carmina diversa, lib. I. — 10° Et plusieurs autres écrits. D’après la chronique du monastère de Spanheim, Bostius mourut, comme on l’a vu, à Gand, le 4 avril 1499; quelques auteurs prétendent cependant, mais à tort, qu’il finit sa carrière à Mayence en 1501, parvenu à une grande vieillesse. Il devait être, au contraire, dans toute la force de l’âge quand il cessa de vivre, puisque Trithème dit qu’en 1494 il était à l’âge viril, s’occupant de la composition de ses ouvrages.

Aug. Vander Meersch.

Sanderus, De Scriptoribus Flandriæ. — Val. Andreas, Bibliotheca Belgica. — Foppens, Bibliotheca latina, t. I, p. 94. — Sweertius, Athenæ Belgicæ p. 140. — Vossius, De historicis latinis, lib III, cap. x, p. 641. — Cosmas de Villiers à S. Stephano, Bibliotheca carmelitana, t. I, p. 198.

BOTERDAEL, (Augustin VAN), historien et poëte, né à Bruxelles, mort le 24 mai 1777. Religieux de l’abbaye d’Averbode, de l’ordre des Prémontrés, il s’occupa avec beaucoup de zèle et de succès d’histoire et de poésie, et se fit connaître par les deux ouvrages suivants : 1° Brabantia præmonstratensis, origo et progressus abbatiæ Averbodiensis. — 2° Encomium Legiæ, etc.

Aug. Vander Meersch.

Piron, Levensbeschryvingen.

BOTERDAEL, (Jean-Baptiste VAN), écrivain ecclésiastique, né à Bruxelles, vers l’année 1662, mort à Leuze (Hainaut), le 22 juillet 1745, il étudia la philosophie et la théologie à l’Université de Louvain, y prit le grade de bachelier, vers 1690, devint ensuite vicaire à Enghien, et, en 1705, chanoine à Leuze, puis, quelque temps après, doyen de la collégiale. Après avoir rempli très-longtemps ces fonctions et sentant sa fin approcher, Van Boterdael se démit du décanat pour ne rester que simple chanoine. Il se distingua surtout par de vastes connaissances théologiques, et mourut à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Il a laissé quelques discours sacrés très-estimés, publiés sous le titre de : Sermones novi in omnes vertentis anni dominicas; Venlonæ, Henricus Korsten, 1742; deux vol. in-8°.

E.-H.-J. Reusens.

Supplementum Bibliothecæ Belgicæ, Ms. de la Bibliothèque royale, n° 17607.

BOTERDAEL, (L. VAN), grammairien flamand de la fin du XVIIIe siècle. Il résidait à Bruges où il était maître d’école. On a de lui une grammaire comparée des langues française et flamande. Cet ouvrage, fait sur le plan de la grammaire latine de Verepæus, alors en vogue dans les écoles, n’est pas sans mérite et porte pour titre : Grammaire françoise et flamande, par L. van Boterdael, maître de langues, à l’usage de son pensionnat. Bruges, 1797; iu-8°.

F.-A. Snellaert.