Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 2.djvu/412

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Nous trouvons dans Le Blanc, entre autres pièces d’après Vander Meulen : Vue de l’année du Roy campée devant Douai, en 1667; — Ardres du côté de Calais; — Courtray avec la marche de l’armée, en 1667; — Prise de Dôle, en 1668; — La reine allant à Fontainebleau avec ses gardes; — Siége de Lille, en 1667, pièce gravée avec Van Hugtenburg; — Vues de Versailles, de Vincennes; — Sujets de chasse; — Paysages divers, etc. Une de ses premières gravures dont il est parlé plus haut est nommée : La lisière du bois, signée, à gauche, Andrien (sic) François Bauduins inventor et fecit, et à droite, M. Vanden Enden, exc. Enfin, trois paysages avec figures d’après Abraham Genoels. Houbraken cite encore deux grands paysages d’après Genoels, l’un d’après un tableau et surnommé les Citrouilles, l’autre d’après un dessin exécuté expressément pour Boudewyns.

Ad. Siret.

BOUDEWYNS (Catherine), poëte, vivait à l’époque des troubles sous Philippe II, vers la fin du XVIe siècle; elle perdit de bonne heure son mari, Nicolas De Zoete, qui était avocat et secrétaire du Conseil de Brabant. Ses drames allégoriques (Spelen van sinne) furent représentés à Bruxelles par la Chambre de rhétorique; plus tard, en 1587, elle publia un recueil de ses poésies, intitulé : Het prieelken der gheestelycker wellusten, inhoudende veel schoone gheestelycke liedekens, leysenen, refereynkens. Brussel, by Rutgheert Velpius, 1587, in-12, 156 pages. — La seconde édition parut chez le même imprimeur en 1603. M. Bogaert inséra une de ses pièces de poésie : A l’enfant Jésus, dans le Middelaer de 1840, page 337. Elle traduisit de l’espagnol un traité ascétique du Père Séraphin de Fermo, dédié par elle à dame Barbe Tasse, abbesse de l’abbaye de la Cambre : Een schoon tractaet, sprekende van der excellenter deucht der discretien, zeer nootelyck ende profytelyc roor aile menschen die begeren te comen totter christelycker perfectien ofte volmaectheyt. Brussel, 1588, in-8°, 45 pages. La signature de Catherine Boudewyns nous a été conservée dans un acte de vente, de l’an 1595, de la maison qu’elle possédait à Bruxelles, près de l’église Sainte-Gidule, et fut reproduit en fac-similé par les soins de M. Stallaert, dans le Taelverbond de 1853, page 336. Sa main ferme semble dénoter un caractère mâle et actif.

Ph. Blommaert.

BOUDEWYNS (Liévin) ou BOUDINS, écrivain ecclésiastique, né à Gand vers l’année 1446, mort dans la même ville, le 11 juillet 1516. A l’âge de seize ans, il prit l’habit chez les religieux Dominicains de sa ville natale. Après avoir prononcé ses vœux et terminé ses études théologiques, il fut envoyé à Bruges pour enseigner les sciences sacrées aux religieux de son ordre. Il s’y trouvait encore en 1474. Rappelé à Gand après quelques années, il devint prédicateur général et prieur du monastère de cette ville. Le 30 avril 1493, il fut élu par le chapitre réuni à Zwolle, vicaire général de l’ordre pour la province dite de Hollande qui, à cette époque, comprenait tous les Pays-Bas. Il fut revêtu de cette dignité pendant trois ans. A l’expiration de ce terme, il vint se fixer de nouveau à Gand, où il fut prieur depuis 1496 jusqu’en 1506. C’est dans cette ville qu’il mourut en odeur de sainteté. Religieux accompli et orateur doué d’un talent extraordinaire, le P. Boudewyns édifia ses confrères tant par l’exemple de ses vertus, que par ses prédications et son zèle pour le ministère des âmes; il opéra un bien immense parmi les personnes du monde. On connaît de lui les ouvrages manuscrits suivants, conservés autrefois chez les Dominicains, à Gand : 1° Catechismus fidei catholicæ. — 2° Annotationes in Evangelia quadragesimalia. Pierre Bacherius fait le plus grand éloge de cet écrit. « J’ai vu, dit-il, une partie des notes de Boudewyns sur les Évangiles du Carême. Elles sont dignes des presses de Plantin ou, si la chose fût possible, de presses meilleures encore. » — 3° Quétif et Echard mentionnent aussi les Ordonnances publiées par Boudewyns, en 1494 et 1495, à la visite du couvent des Dominicains de Lille. Ils nous apprennent, en outre, qu’en 1508, Albert Win commença, sur les ordres de