Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 2.djvu/438

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paravant dans le cabinet de Luc de la Torre, un jurisconsulte lillois. Il s’empressa de publier sa trouvaille dans le Bulletin du bibliophile belge de 1861 (v. XVII, pp. 153 à 225). Le morceau capital est la description, en prose, du voyage entrepris par Philippe II en 1548, sous le titre de : Epistola congratulatoria ad serenissimum principem Hispaniæ Philippum, qua anni unius fere iter ipsius obiter continetur; puis viennent les : 1° Senarii proverbiales ex poëtis græcis collecti et in latinum idioma traducti; 2° Auraca Pytagoræ Carmina; 3° Nombre de pièces d’une importance moindre.

C. A. Rahlenbeck.

Gachard, Rapport sur les archives de Lille, Bruxelles, 1841. — Bulletin du Bibliophile belge. Bruxelles, 1865, t. XXI. — Valère André, Bibliotheca belgica. — Paquot, Histoire littéraire des Pays-Bas, t I.

BOURGOGNE (Gilles DE), BOURGOIGNE, BURGUNDUS ou BURGUNDIUS, jurisconsulte, poëte latin. Issu d’une famille patricienne de Gand, et frère de Nicolas; il florissait au XVIIe siècle. Après avoir fait de bonnes études juridiques et obtenu la licence de droit, probablement à l’Université de Louvain, il passa à Gand où il fut bientôt nommé avocat fiscal au Conseil de Flandre. Il se fit connaître comme poëte latin et publia les deux ouvrages suivants : 1° Ad Epicheremata politica, sive animantium hominumque certamina. Fani D. Bavonis Incendium. Gandavi, 1642, in-4°. Il composa cette pièce à l’occasion d’un incendie survenu dans la cathédrale de Saint-Bavon, à Gand, le premier jour de la foire (1er juin 1641). — 2° Carmina in consecrationem Rmi Domini Nicolai Haudion, VIII Brugensium episcopi. Gand, 1642, in-4°.

Aug. Vander Meersch.

BOURGOGNE (Hermann DE), poëte latin et français, né vers 1570 et mort en son château de Falais-sur-Méhaigne le 16 juin 1626. Il était fils de Charles de Bourgogne, seigneur de Sommelsdyk, et de Jeanne de Culembourg. A l’extinction de la branche aînée de la maison, en 1614, les archiducs souverains des Pays-Bas érigèrent en comté sa baronnie de Falais. Il possédait, en outre, Sommelsdyk, Vieux Walef, Han-sur-Sambre, et ces débris de l’antique splendeur de sa race passèrent par alliance aux comtes de Noyelles, ses deux fils étant entrés dans l’ordre des Jésuites. En 1600, Hermann se titrait de gentilhomme de l’État noble du pays de Liége et du comté de Looz; plus tard, il ajouta à sa signature la qualité de gouverneur pour le roi d’Espagne, du Limbourg et des pays d’Outre-Meuse. C’est là, à peu près, toute son illustration. Ses œuvres latines, les seules qui aient vu le jour, tiennent en un volume in-4°, imprimé en 1624, à Liége, chez Ouwerx. On y trouve : Davidis Monomachi, libri II; — Davidis Adulteri, liber unus; — Absalonis fratricidæ, liber unus; — Micellanea. Le comte de Becdelièvre ajoute à ces détails que Remacle Mohy, un savant philologue, qui était curé à Jodoigne, avait beaucoup aidé le sire de Falais dans ses travaux. La dame de Falais, qui était fille de Maximilien de Bucquoi et, par conséquent, sœur du célèbre feld-maréchal de ce nom, survécut à son mari.

C. A. Rahlenbeck.

Archives de Liége. — Mss et notes généalogiques de Lefort. — Paquot, Histoire littéraire des Pays-Bas, t. I — Comte de Becdelièvre, Biographie liégeoise, Liége, 1837, t. II.

BOURGOGNE (Jacques DE), seigneur de Falais-sur-Méhaigne et de Bredam ou Brigdamme en Zélande, était fils de Charles de Bourgogne, pair du comté de Hainaut, seigneur de Bredam, Falais, Ham-sur-Sambre, Lovendegem, Somerghem, Baudour et Fromont, et de dame Marguerite de Werchin, fille du sénéchal du Hainaut. On a prétendu qu’il était né vers 1505, au château de Baudour, et qu’il mourut sans postérité eu 1557. La première partie de cette assertion peut être vraie; quant à la seconde, elle est infirmée par nos recherches. Ce n’est point notre personnage, mais bien la première femme qui décéda en 1557. Jacques de Bourgogne dut au sang du duc Philippe le Bon, qui coulait dans ses veines, la faveur d’être le compagnon de jeu et d’étude du jeune Charles-Quint, et l’avantage, beaucoup plus grand, de connaître mieux que personne le caractère de son futur souverain. Ses sympathies pour la reforme religieuse que, dès