Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 2.djvu/464

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


qui lui aura donné la conscience de lui-même.

Ul. Capitaine.

Les Promenades historiques. — Cte de Bec-de-Lièvre, Biographie liégeoise. Supplément.

BOWENS (Jacques), historien, naquit à Ostende, le 5 juin 1729, de Jacques-François et de Catherine Woelaerts, et mourut célibataire daus la même ville, en décembre 1787. Il appartenait à une famille noble, et porte, dans son acte de décès, le titre de chevalier. L’on ignore quelles furent les premières années de Bowens, l’on sait seulement que, parvenu à la maturité, il remplit les fonctions d’échevin en même temps que celles de conseiller de S. A. le prince de la Tour et Taxis et de maître de postes, à Ostende. Il s’est fait connaître par des recherches historiques intéressantes sur sa ville natale. L’ouvrage en deux volumes in-4°, qu’il consacra à ce sujet, porte le titre étendu de : Nauwkeurige beschryving der oude en beroemde Zeestad Oostende, gelegen in Oostenryksch Vlaenderen, van haeren oorsprong, gelegentheyd, haven, kom, veranderingen, zeevaerd, voorregten, opregtingen, koophandel-genootschappen, assurantie- kamer, wissel-bank, visch-vangst, belegeringen en andere merkweerdige gebeurtenissen van de vroegste tyden af tot het jaer 1787, op de wyze van jaerboeken. Cette publication, rédigée sous forme de chronique, et dont les éléments sont puisés aux bonnes sources, décrit l’origine, la situation, le port, la navigation, les priviléges, les institutions civiles et religieuses, les associations commerciales, enfin tout ce qui concerne la prospérité de la ville. Le mémorable siége de 1601 à 1604 y occupe une place considérable; la fameuse Compagnie d’Ostende n’y est pas oubliée. L’ouvrage est enrichi de nombreuses pièces justificatives et de cartes topographiques. Le style de Bowens est clair, facile et généralement correct. Tel qu’il a été conçu, ce livre forme cependant plutôt un recueil de documents pour écrire l’histoire d’Ostende que l’histoire même de cette ville. Aussi M. Pasquini en a-t-il judicieusement profité dans son Histoire d’Ostende, imprimée à Bruxelles en 1842.

Aug. Vander Meersch.

BOXHORINC (Henri), théologien protestant. Voir Bochorinc (Henri).

BOYE (André DE), écrivain ecclésiastique, né à Furnes, xvie-XVIIe siècle. Voir De Boye (André).

BRABANT (Charles-Louis-Maximilien DE), médecin, né à Gand, en 1740, mort en 1790 à Luxembourg. Il fit de brillantes études à l’Université de Louvain et y obtint, en 1766, le grade de licencié en médecine. Doué d’une rare facilité pour la poésie, il improvisait pour ainsi dire des pièces de théâtre qui furent représentées par les élèves de l’université. Il conserva toute sa vie une prédilection pour la poésie. Revenu dans sa ville natale, il s’y livra à la pratique de la médecine; il ne s’y consacra pas entièrement puisqu’en 1778 nous le trouvons mêlé à la célèbre dispute sur l’inoculation de la variole. Avant la découverte de la vaccine, l’inoculation de la petite vérole excita dans notre pays, comme dans le reste de l’Europe, des discussions fort animées. Parmi les adversaires de l’inoculation on doit placer Cremers, qui la combattit de toutes ses forces dans des écrits publiés en 1778 et 1781. Le docteur De Brabant fit paraître l’apologie de cette opération et réduisit à néant tous les arguments de son antagoniste. En 1783, le corps médical de la ville de Gand s’honora en votant l’exécution, à ses frais, dans l’église de Saint-Jacques, d’un cénotaphe à la mémoire de l’inventeur du forceps. L’inauguration eut lieu le 11 février. A cette occasion, De Brabant dont les efforts avaient le plus contribué à honorer la mémoire de Palfyn, rehaussa l’éclat de cette solennité par la lecture d’une ode flamande, dans laquelle il paya un touchant tribut au bienfaiteur du genre humain et donna des preuves d’un talent poétique peu commun.

Il traduisit de l’anglais en latin les observations du docteur Saunders sur la vertu de l’écorce du Pérou et fit partie de la commission chargée par le magistrat de Gand de lui soumettre un travail de révision sur la pharmacopée, commission qui présenta, en 1786, le résultat de ses investigations. Nous ignorons en quelle année il entra au service de santé