Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 3.djvu/110

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fournissent ses lettres sur la politique de Henri III et de Catherine de Médicis envers les Pays-Bas.

Gachard.

Voyages de Lambert Wyts, malinois (Ms. de la Bibliothèque impériale à Vienne). — Guichardin, Description des Pays-Bas. — De Thou, Histoire universelle, liv. LX et CIV. — Buzelinus, Gallo-Flandria sacra et profana. — Swertius, Athenæ Belgicæ. — Moréri, Biographie Michaud. — Biographie Didot. — Bulletins de la Commission royale d’histoire de Belgique, 1re série, t. IX. — Lanz, Correspondenz des Kaisers Karl V, t. III. — Correspondance de Philippe II sur les affaires des Pays-Bas, t. I et II. — Charrière, Négociations de la France dans le Levant, t. II. — Un Diplomate flamand du seizième siècle à la cour de Constantinople ('Revue nationale de Belgique, t. XII, 1844). — De Saint-Genois, Les Voyageurs belges, t. II. — Rouzière ainé, Notice sur Auger de Busbecq, etc. Lille, 1860, in-8°. — Albert Dupuis, Etudes sur l’ambassade d’Auger de Bousbecques en Turquie (Mémoires de la Société impériale des sciences de Lille). — Heffner, Notice sur Auger-Ghislain de Busbeck (Bulletins de l’Académie royale de Belgique, Annexe, 1853-1854).

BUSCHEY (Henri), BUCHY ou BOUCHY, prédicateur, de l’ordre de Saint-François de l’Observance, lecteur en théologie, séjourna longtemps chez les Cordeliers de Bastogne, sa ville natale. Il eut, comme prédicateur, une certaine notoriété et mourut en 1600, à Anvers. Buschey a publié : 1° Prières à la Sainte Trinité et à la Sainte Vierge. — 2° Dialogue sur l’économie du Verbe incarné. Anvers, Plantin, 1587. — 3° Le mystère de la sainte incarnation de nostre rédempteur et sauveur Jésus-Christ, par personnages. Accomodé sur certains passages contenus au Vieil et Nouveau Testament. Anvers, Plantin, 1587, petit in-8° de 116 pages et un feuillet de privilège, livre très-rare, dont un exemplaire a été adjugé au prix de 405 francs à la vente Soleinne. Ce Mystère, composé dans la jeunesse de l’auteur, longtemps avant sa publication à Anvers et sa représentation à Bastogne, est la seule pièce dramatique en langue vulgaire imprimée au XVIe siècle, due a un écrivain appartenant aux provinces wallones de l’est de la Belgique.

U. Capitaine.

Swertius, Athenæ Belgicæ. — Valère André, Bibliotheca Belgica. — Neyen, Biographie luxembourgeoise. — Bello, Le martyr de saint Eustache. Introduction par H. Helbig.

BUSCHIUS (G.), ministre réformé, poëte, Pitthem. 1530-1576. Voir Wybo (G.).

BUSCHMANN (Gustave), peintre, né à Anvers en 1818, mort en 1852. Cet artiste reçut, comme Van Dyck, ses premières leçons de sa mère; plus tard il étudia avec J. van Regemorter, puis avec F. De Brackeleer et enfin à l’Académie d’Anvers avec Mathieu van Bree. Gustave Buschmann, mort à la fleur de l’âge, promettait un grand artiste. En parfaite communion d’idées avec son frère Ernest (voir ci-dessous), il consacra comme lui sa vie à l’étude des beaux-arts et de la littérature artistique.

En 1831 il fréquenta en même temps que son frère, pendant cinq années, le Collége de l’enseignement universel à Paris. Revenu à Anvers, il se livra avec une ardeur continue et fatale à sa santé aux travaux de l’atelier comme aux études historiques. Les deux frères furent pendant, trop peu de temps, à la tête de cette jeune renaissance anversoise à laquelle l’école flamande moderne doit une phalange d’hommes qui font honneur au pays. Lorsque la maladie empêcha Ernest de donner son cours d’histoire à l’Académie d’Anvers, c’est Gustave qui le remplaça. La trop courte carrière de celui-ci ne fut cependant pas perdue pour l’art; voici l’indication des principales œuvres qu’il a laissées et qui se font surtout remarquer par un coloris de beaucoup d’éclat et une connaissance exacte des époques auxquelles il empruntait ses sujets : 1839. Exposition de Bruxelles : Edouard III à Crécy et reconnaissant le corps de nean l’Aveugle. — 1839. Exposition de Cologne : Intérieur. — 1842. Exposition de Liége : Escouade de soldats. — 1843. Exposition d’Anvers : Le vicaire de Wakefield. — 1843. Exposition de la Haye : Le récit du soldat. — 1843. Même exposition : Un page. — 1844. Exposition de Cologne : Une école d’armes. — 1844. Exposition de Gand : Retour des croisés. — 1845. Le gouvernement commande à Buschmann un tableau qui orne l’église de Saint-Nicolas : cette toile lui valut une médaille en vermeil. — 1847. Exposition Gand : Embuscade, Intérieur de corps de garde. — Préparatifs pour le bal masqué. — 1848. Exposition de Bruxelles : Rebecca.

Les autres tableaux connus de Gustave