Page:Blanc - Histoire de dix ans, tome 5.djvu/95

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Le dimanche 7 août, dès six heures du matin, Berthola, Migliari, Boschi, Primavesi et Conseil se rendirent au déjeuner convenu.

On exigea de Conseil la clé de sa malle, qu'il jeta aussitôt sur la table. Berthola s’en saisit, ainsi que du passeport, et il fut arrêté qu’on retournerait au Sauvage pour visiter les effets de Conseil.

C’est alors, disent-ils, qu’eut lieu la visite de la malle. S’il faut en croire l’un d’eux, on alla jusqu'à fouiller Conseil, sur lequel on trouva 7 à 8 fr. en argent. Berthola se saisit de tous les papiers suspects au nombre de 10, les mêmes qui plus tard furent remis entre les mains du préfet de Nidau.

Dans cet instant, Conseil renouvela ses aveux, et, pour donner une preuve de sa bonne volonté et de l’intention où il était de réparer sa faute, il confia à ses camarades qu’il devait se transporter le soir même, à 9 heures, au secrétariat de l’ambassade française pour y recevoir un nouveau passeport, de l’argent et des instructions qu’il promit de leur communiquer.

A l’heure fixée, Conseil, suivi de Berthola et de Migliari, qui l’accompagnèrent jusque sur la place de la cathédrale, se rendit à la chancellerie de l’ambassadeur.

J’y trouvai, dit Conseil, M. de Belleval il échangea avec moi quelques paroles et me dit entre autres choses: « Eh bien ! comment arrangerons-nous l’affaire, elle est de nature à mettre dans l’embarras. » Puis, il prit un formulaire de passeport en blanc, le remplit en ma présence, apposa sa signature au bas et me dit d’y joindre la