Page:Bloy - Histoires désobligeantes.djvu/347

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flamment que « sur la boîte », suivant la formule dont nous gratifia le Septentrion.

Le ciel me préserve d’une additionnelle jérémiade sur l’agriculture des affections et l’économie politique du ciment cordial. L’homme dont je parle s’est exprimé, d’ailleurs, de façon tellement définitive que toute rhétorique sur ce point serait désormais oiseuse. Nous savons tous le désagrément atroce de n’être pas né dans la peau d’un chien quand l’acariâtre destinée refusa le groin d’un heureux pourceau…

Tout le monde vous dira que cet indigent fameux a été frénétiquement secouru par des bienfaiteurs innombrables, et que c’est à peine si les entrailles de la charité contemporaine sont guérissables des tumeurs que son ingratitude a déterminées.

Mais c’est dans le monde littéraire qu’il passe pour avoir, surtout, perpétré la déprédation. Il n’est pas jusqu’au plus vaseux giton de l’écritoire qui n’exploite volontiers, comme une carrière de diamants, cette légende cristallisée devenue semblable à un intraitable calcul dans le bas endroit des sécrétions du journalisme.

J’en ai soigné quelques-uns de ces valétudinaires excitants dont la semelle de mes bottes rafraîchissait instantanément le rognon. Ils se souvenaient alors de n’avoir jamais connu avec précision le parasite supposé. Marchenoir, en personne, a plusieurs fois obtenu de ces cures miraculeuses et ses procédés,