Page:Bloy - Le Salut par les juifs, 1906.djvu/115

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XXIV


La Race anathème fut donc toujours, pour les chrétiens, à la fois un objet d’horreur et l’occasion d’une crainte mystérieuse.

Sans doute, on était le troupeau soumis de la douce et puissante Église, infaillible et indéfectible, au sein de laquelle on était assuré de ne pas périr ; mais on savait bien aussi que le Seigneur n’avait pas tout dit, que sa révélation parabolique ou similitudinaire n’était pénétrable qu’à une faible profondeur…

On sentait quelque chose qui n’était pas expliqué, que l’Église elle-même ne connaissait