Page:Bloy - Le Salut par les juifs, 1906.djvu/121

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XXV


Je n’ai certes pas lieu de supposer que les chrétiens du Moyen-Âge possédaient, en général, de si transcendantes aperceptions sur Dieu et sur sa Parole. Mais, n’ayant pas vu le dix-septième siècle ni la Compagnie de Jésus, ils étaient simples et lorsqu’ils ne croyaient pas d’une âme amoureuse, ils croyaient tout de même d’un cœur tremblant, comme il est écrit des démons[1], — et c’était assez pour qu’ils devinassent au moins quelque chose, pour que leurs craintes ou leurs espoirs allassent plus loin que les horizons de cheptel

  1. Épître catholique de saint Jacques, II, 19.