Page:Bloy - Le Salut par les juifs, 1906.djvu/137

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XXVIII


Je sais trop combien doit paraître absurde, monstrueux et blasphématoire de supposer un antagonisme au sein même de la Trinité ; mais il n’est pas possible de pressentir autrement l’inexprimable destinée des Juifs, et quand on parle amoureusement de Dieu, tous les mots humains ressemblent à des lions devenus aveugles qui chercheraient une source dans le désert.

Il s’agit bien vraiment d’une rivalité pouvant être conçue par des hommes !

Tous les viols imaginables de ce qu’on est convenu d’appeler la Raison peuvent être accep-