Page:Bloy - Les Dernières Colonnes de l’Église, Mercure de France, 1903.djvu/100

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Que voulez-vous qu’on dise à un homme qui lit l’Évangile comme ça ou qui peut trouver divinatoire une telle interprétation ? Que penser de ce coin de feu de l’Esprit-Saint, de cette tisane du Paraclet, de ce gilet de flanelle de Joseph expliquant les songes, de ces pantoufles de Daniel au festin de Balthasar ? Qu’espérer d’un historien forcé par son sujet de rester dans le voisinage de l’Écriture et qui ne sait pas qu’elle est exclusivement l’histoire personnelle de Dieu, l’Autobiographie de la Trinité — l’Ange dont il était parlé tout à l’heure, un des plus grands anges, si on veut, ayant renoncé à lui faire comprendre que Dieu ne parle et ne peut parler que de Lui-même ?

Le nouvel historien tel quel de sainte Lydwine a certainement beaucoup compté sur le tableau synoptique de l’Europe qui ouvre son livre. Il n’y a pas grand’chose à dire de cet honnête pensum. Cela se fabrique avec de très-braves bouquins que l’art de la typographie a heureusement multipliés, et j’ai connu, dans cette par-