Page:Bloy - Les Dernières Colonnes de l’Église, Mercure de France, 1903.djvu/101

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tie, des ouvriers qui avaient moins de conscience et surtout une bien moindre volonté d’écrire. Il y manque seulement ce que nul bouquin ne donne : la pensée personnelle et la magnanimité.

J’ai assez dit son étonnante rage de rapetisser, d’avilir. Je cherche un personnage intéressant qu’il ait épargné. Le plus sympathique de tous les princes d’alors, Jean-sans-Peur, est qualifié de « petit chafouin, malingre et taciturne, sournois et cruel ». Quand on sait l’histoire, on croit rêver en lisant de telles choses sur le héros de Nicopolis et on se demande ce qu’un écrivain organisé de la sorte peut avoir à faire chez les Saints.

Après ce tableau, un peu de lyrisme est offert. C’est le dénombrement des milices religieuses qui composent l’armée du Christ, milices devant assister, contre « les cohortes de l’enfer », les trois saintes, Lydwine, Colette et Françoise Romaine qui, malgré leur dévouement et leur bravoure, eussent infailliblement succombé sans ce renfort. Mon Dieu ! cette imagerie pourrait