Page:Bloy - Les Dernières Colonnes de l’Église, Mercure de France, 1903.djvu/87

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

toutes les incidences, et sans le moindre souci de savoir où il tombera, ce qui produit quelquefois des effets extraordinaires. Cela, vous le rencontrerez à chaque page. Évidemment, c’est une manie et les citations seraient puériles, celle-ci par exemple : « Les bourrasques qui parcourent, sans que rien les puisse arrêter, la Beauce[1]. » Autant dire : Rendre à un facteur de la poste qui s’est trompé, faute de savoir lire, une lettre, au lieu de Rendre une lettre, etc., ou bien Se faire de la femme du receveur de l’enregistrement, des domaines et du timbre aimer. Tel est le rudiment. On comprend ce que cela peut devenir avec des complications et des entrecroisements. Un chef de gare qui manœuvrerait avec ses trains comme Huysmans avec ses phrases écraserait mille bourgeois par jour, ce qui, au demeurant, ne serait pas une occasion de désespoir.

Quand on en arrive, à force de rareté, à cesser tout à fait d’écrire, il y a d’autres inconvé-

  1. La Cathédrale, page 8.