Page:Boisacq - Dictionnaire etymologique grec - 1916.djvu/38

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base lourde dissyllabique (cf. Tréia-fiai ’.^Je/r/, epa-)aai : è’puiç, lioni. béa-TO ’videbatur’ : deià : skr. di ’paraîtic’j, qui semble devoir être ayâ, avec un a- non plus secondaire (<; m-), mais primaire. Le même degré dans à-favoç ’aimable, doux’ et u^fandw à^anàlw ’accueillir avec amitié, aimer’ {à^àixr] f . ’affec- tion’ Nouv. Test.), ces derniers mots contenant des éléments de dérivation peu clairs. Voy. infra.

àyaGiç, -îboç f. ’peloton de fil’. Fick^ I 39 groupe sous une racine ghadh ’lier fortement, ajuster, adapter’ skr. gddhyah ’qu’on doit saisir’ d-gadhitah ’tenu, saisi’, gr. àYa6ôç (voy. infra) g’ot. gôps gr. oiYaBiç etc., mais I 400 sous une racine gl’edh : QUendh ’former en balle ou en pelote, tourner il réunit àfaôiç et boGirjV boGiuuv ’furoncle’, v. h. a. chwadïlla bas-ail. quaddel ’pustule’, skr. ganddh m. ’nœud, peloton’ et se demande comment à ce groupe se rattacbent lat. nôdus ags. cnotta ’nœud’ etc. — Pour diYaOiç, on attendrait p < gV devant a < n, comme on attendrait p < gU devant o de boGiriv, le transport de la dentale admis par Fick ne se justifiant pas. Pour moyen-skr. ganddh, s’il vient de granthah (Ublenbeck Ai. Spr. 76), il est étranger au groupe, comme aussi étranger à gr. pâXavoç lat. glmis V. slav. zelqdl ’gland’, malgré Jobansson IF. II 42 sq., qui propose un primitif galnda-. Pour lat. nôdus, Brugmann Grdr. I-’ 628, Ublenbeck Ai. Spr. 145, Hirt Ablaut § 644 le rattacbent à R. nedh, skr. ndhyati ’attacher’ partie, naddhâh etc. ; aYaGiç et bo0ir|v demeurent peu clairs. àYttGôç ’bon’. Etym. souvent cbercbée. Legerlotz KZ. 8, 416 et Vaniéek Gr. u. lat. etym. Wb. 377 sq. groupent skr. hitdh [qui = gr. -BeTOç] gr. aYaBôç, xâcTioç" aYaGôç. xpn<^TÔç Hésyeb. (cf. lacou. x«ioç Aristopb. Lys. 90. 1157), lacon. kittoç (<*X’" Tioç, XI- < X«- î = KaXôç et got. gôps ’bon’. — aYaGôç : got. gôps Grassmann KZ. 12, 129; J. Scbmidt KZ. 25, 150 dé- clare (jue ce rapport contient encore une inconnue; étym. ob- scure pour G. Meyer - 200. — aYaGôç est un ancien composé = ’très apte à la guerre, très aguerri’ J. Baunack Stud. I 260 sqq. Brugmann Gr. Gr. ^ 138 (non repris dans Gr. Gr. ^). — Cf. skr. gddhyah v. si. goditi ’être agréable’ Bezzenberger BB. 16, 243. Fick* I 39 (voy. sujira àYaGîç). Prellwitz 1. -