Page:Boissy-Oeuvres de Théâtre de M. Boissy. Vol.2-1773.djvu/219

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LE BARON.

Oui, je vais me montrer aux yeux de ma famille ;
Tout le monde sera bien étonné, je croi.



Scène V.

LE BARON, MONTVAL, LA MARQUISE.



LE BARON.

Approchez-vous, Marquise, & considérez-moi,
Comment me trouvez-vous ?


LA MARQUISE.

Comment me trouvez-vous ?Je vous trouve à merveille ;
Mes yeux sont enchantés ; je doute si je veille,
Je ne vous ai pas vu si frais depuis long-temps ;
Vous avez tout au moins rajeuni de dix ans.


LE BARON.

De cet homme divin, c’est l’ouvrage admirable,
Sa façon de guérir doit paroître incroyable,
D’autant mieux qu’elle n’est que l’opération
D’une heure tout au plus de conversation.


LA MARQUISE.

Rien n’est plus surprenant, mais puis-je être éclaircie,
Du sujet qui causoit votre mélancolie ?


LE BARON

La chose est à présent inutile à savoir :
Suffit qu’il m’a purgé de tout mon chagrin noir,
J’ai l’esprit gai, content ; j’ai l’ame satisfaite :
C’est assez pour jouir d’une santé parfaite.
Je voudrois que ma fille…


LA MARQUISE

Je voudrois que ma fille…Elle est guérie aussi.