Page:Borrelli - Les Dactyles, 1896.djvu/106

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ARCUEIL


Des fois, quand il fait beau, je vais au cimetière.
Ainsi qu’Elle y comptait et que je l’ai promis ;
J’y reste, longuement, à regarder la pierre
Où les amours d’antan reposent endormis.

Moyennant deux écus par an, réglés d’avance,
— Les gardiens, homme et femme, étant de braves gens
Et quelqu’un, paraît-il, payant la redevance, —
Cette tombe reçoit les soins les plus urgents.

Ce « quelqu’un », seulement, qui fait si bien les choses
A le culte flagrant des perles et du jais ;
Au lieu, dans la saison, d’apporter là des roses,
Tout de suite il y mit de durables objets.