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1012 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES.


sur l’île de Formose ; Sica-tao, sur ! a côte de la province de Kwang-toung ; Tchei-fou, sur la côte septentrionale de la province de Chan-toung ; Nieou-tchouang, dans le golfe de Leaotong, et les ports de Tchennkiang Kieou-kiang et Han-keou, surleYangtse-kiang.

Les données statistiques concernant le mouvement du commerce général des ports sus-mentionnés manquent ; le mouvement des deux principaux ports, Canton et Chang-hai seulement, est évalué comme suit (valeur en liv. sterl.) :

Canton. Chang-haï.
En. Importation. Exportation. Importation. Exportation.
1860 4 353 743 3 838 938 18 326 442 10 779 319
1861 2 919 908 3 557 590 16 003 062 9 958 957
1862 22 863 953 14 667 4406

divisions. Les 10 grandes divisions de l’empire sont : La Chine propre, capitale Péking, ville principale, Nanking et les porls susmentionnés ; 2° la Mandchourie ; 3° la Dzoungarie ou Thian-chan-pelou ; 4° la Petite-Boukharie ou Thian-chan-nan-lou ; 5° le Tihet, capitale Llassa, ville religieuse ; 6° le Boutan, limitrophe de l’Inde et aujourd’hui indépendant ; 7° le royaume de Corée ; puis viennent les tribus nomades : 8° les Mongols ; 9° les Khalkhas et 10° les Tartares du Khou-kou-noor.

La Chine propre est divisée en 18 provinces, 187 départements et 248 arrondissements.

4" indo-Chine.

Ce qu’on appelait autrefois Inde au delà du Gange se compose de plusieurs États:

1° Empire des Birmans, capitale Amarapoura ; ville, Ara. Les provinces maritimes lui ont été enlevées par les Anglais ; 5 divisions ; productions abondantes ; langue composée de pâli et de chinois ; religion bouddhique ; gouvernement despotique ; les chiffres de la population varient, dans les estimations qu’on en a faites, de • à 15 millions.

2° Possessions anglaises au delà du Oange (voy. la carte et le tabl. 77).

3° Royaume de siam. capit. Bangkok ; v. Siam, détruite ; avec le pays de Laos, au N., tributaire du roi de Siam ; race mongole ; productions abondantes ; langue monosyllabique; {{sc|religion]]:variété du bouddhisme, tendance idolâtrique, culte de l’éléphant blanc et du singe blanc ; gouvernement despotique ; le souverain est chef de la religion et incarnation de Dieu, comme au Tibet et en Tartarie; population:5 à 6 millions; armée : 10 000 h., en temps de paix.

4° Presqu’île de Malacca. Les Siamois et les Anglais en occupent une partie, mais il y a 5 petits royaumes encore indépendants : 1° Perak, 2e Salengore. 3° Pahang, 4° Roumbo, 5° Djohore.

5° Empire d’Annan » ou Cochinchine. race mongole ; langue procédant du chinois ; religion bouddhique ; polygamie permise.


Toute la partie orientale de l’Iado-Chine a formé dans le principe le puissant royaume de Tonkin, qui est longtemps resté dans les liens d’une vassalité purement nominale à l’égard de la Chine. Vers la fin du seizième siècle (de 1570 à 1600) la partie centrale de ce royaume secoua ouvertement le joug des Chinois et forma le premier empire de l’Annam [1] séparé. Les Annamites profitèrent de l’affaiblissement du Cambodge pour descendre vers les contrées si favorisées du sud et y constituer une vice-royauté qu’on désigna longtemps sous le nom de Cambodge annamite, mais qui a définitivement, et avec plus de raison, pris celui de Basse-Cochinchine. En 1777, i’usurpateur Tây-duc, chef des Tày-sôn ou montagnards de l’ouest, fit étrangler Hieuvuong, dernier roi des Nguyên, mais laissa échapper son neveu Nguyèn-chung ou Nguyên-anh, connu plus tard sous le nom fameux de Gia-long. Ce jeune prince, grâce à l’intervention française de 1790 (deuxième traité de Versailles, 28 novembre 1787), reprit une à une (1791-1802) les provinces qui formaient l’héritage de ses pères et fonda ainsi le second empire d’Annam sur lequel il régna paisiblement jusqu’en 1820.

Aujourd’hui l’empire annamite occupe toute la longueur de la partie orientale de la presqu’île indo-chinoise (600 kilom. de long sur 150 de large) s’étendant ainsi du 8°30’jusqu’au 23° de latitude N., et depuis le 101° jusqu’au 107° de longitude E. du méridien de Paris. Il comprend quatre régions (olitiques, qui sont, du N. au S. : 1° Le Ton-kin (Dong-kinh, cité royale d’Orient, ou Dong-bac, partie septentrionale, ou encore Dong-ngai, région extérieure).

2° La Haute-Cochinchine (Dong-trong), région intérieure 2 [2].

3° La Moyenne-Cochinchine.

4° La Basse-Cochinchine (Nàm-ky, partie méridionale).

L’ensemble de ces diverses régions est divisé administrativement en trente et une grandes provinces (Xu ou Tinh), dont quinze pour le Tonkin et six pour la Basse-Cochinchine. La Haute-Cochinchine en comprend quatre qui se nomment : 1° Nghê-ân ; 2° Quang-binh ; 3° Quang-tri ; 4° Quanduc, cour de Vest, Phutuathiên ou Phu-xuân, ou plus simplement Hué, du nom de la capitale. La Moyenne-Cochinchine contient six provinces qui sont : 1° le Quang-nam ou Phu-cham ; 2° le Hoangai ou Quang-ngai ; 3° le Qui-nhon ou Binh-dinh : 4° le Phu-yen ; 5° le Nha-trang, Binh-hoa ou Dienknanh ; 6° le Binh-thuân ou l’ancien royaume de Ciampa, nommé autrefois Chiêm ou Xiem-thanh. Thuan-Thien et Loi 2[3].

6° Cocbinchlne française (Voy. le tableau et la carte 79).

N. B. Pour l’Inde, la Perse, l’Afghanistan, la Tartarie, la Turquie et l’Arabie, voyez les cartes spéciales et les tableaux 77 et 78.



CARTE N° 76.

CARTE HISTORIQUE DE LA RÉUNION SUCCESSIVE DES TERRITOIRES FORMANT L’INDE ANGLAISE.

Cette carte, dressée d’après l’excellente étude qui accompagne la carte n° 29 du nouvel Atlas de Kieppert, n’a rapport qu’à la formation du domaine immédiat de l’ancienne Compagnie des Indes, aujourd’hui vaste colonie du Royaume-Uni. Les peuples tributaires n’y sont pas compris. C’est un résumé synoptique de l’histoire des accroissements


de l’Angleterre depuis cent dix ans, c’est-à-dire depuis que l’empire colonial de la France aux Indes,

  1. 1. On le nomme Nam-vièt, empire méridional ou Daiviêt, grand vainqueur ; mais l’appellation de An-nam, paix méridionale, a prévalu.
  2. 2. Ces renseignements sont empruntés à un article de M. L, de Grammont (Bull, de la Soc. de géogr.).
  3. 2. Ces renseignements sont empruntés à un article de M. L, de Grammont (Bull, de la Soc. de géogr.).