Page:Bouillet - Chassang - Dictionnaire universel d'histoire-geo - 1878 - P1 - A-G.djvu/127

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


belle cathédrale, ancien palais des ducs de Gueldre. Fabriques de papier; commerce de transit entre l'Allemagne et la Hollande. Ville autrefois anséatique; prise par Louis XIV en 1672.

ARNHEIM (Terre d'). V. AUSTRALIE.

ARNHEIM ou ARNIM, famille allemande, originaire de Hollande, remonte en Allemagne au Xe siècle. Elle a fourni plusieurs hommes remarquables, entre autres le général J. G. d'Arnheim, né en 1581 dans l'Uckermarck (Brandebourg), mort en 1641. Il joua un rôle équivoque dans la guerre de Trente ans : il servit d'abord la Suède, puis la Pologne, passa en 1626 sous les ordres de Wallenstein, puis, en 1631, prit le commandement des troupes de l'électeur de Saxe et battit les Impériaux en plusieurs rencontres. Il s'était retiré dans ses terres après la paix de Prague, lorsque les Suédois l'enlevèrent en 1637, et le conduisirent à Stockholm comme coupable de trahison envers Gustave-Adolphe; mais il réussit à s'évader. Il venait de reprendre un commandement dans les troupes impériales lorsqu'il mourut. Quoique protestant zélé en apparence, Arnheim passa toujours pour un jésuite déguisé. Les Catholiques l'avaient surnommé, à cause de sa tempérance, le Capucin luthérien.

ARNIM (L. ACHIM d'), romancier de Berlin, 1781-1831, s'exerça comme Hoffmann dans le genre fantastique et se plut dans les peintures sombres et effrayantes. On a de lui le Cor merveilleux (Heidelb., 1806), recueil de chants populaires, le Jardin d'hiver, 1819, recueil de nouvelles, la Comtesse Dolorès, 1800, Isabelle d'Égypte, 1811, tableau de la vie des Bohémiens, et quelques drames. Ses OEuvres, publiées à Berlin de 1839 à 1844, forment 12 vol.

ARNO, Arnus, riv. de Toscane, sort du mont Falterona, passe à Florence et à Pise, reçoit l'Elsa, et se jette dans la Méditerranée après un cours de 250 k. Cette riv., faible en été, devient en hiver un torrent dont les débordements font souvent de grands ravages. Navigation difficile vers l'embouchure. — Sous l'Empire, l'Arno donna son nom à un dép. qui avait pour ch.-l. Florence.

ARNOBE, Arnobius, apologiste latin de la religion chrétienne, né vers le milieu du IIIe siècle, à Sicca en Numidie, enseignait d'abord les lettres et la philosophie païenne. Il se convertit vers l'an 300, et écrivit comme gage de sa nouvelle foi un Traité contre les Gentils (Disputationum adverses gentes libri VII), publié à Rome, 1542, à Leyde, 1651, avec un comment. de Saumaise, et à Leipsick avec notes, par J. C. Orellius, 1816-1817, 2 vol. in-8. Il eut pour disciple Lattante. — Un autre Arnobe, qui vivait au Ve siècle, à Marseille ou au monastère de Lérins, a laissé un Commentaire sur les Psaumes.

ARNOLD (Ben.), général américain, né vers 1745, dans le Connecticut, mort en 1801, servit d'abord avec distinction la cause de l'indépendance, et fut nommé commandant de Philadelphie en 1778, puis chargé de la défense de West-Point, poste important, près de New-York. Humilié d'une condamnation qu'il avait cependant méritée, il trahit son parti, et tenta de livrer la place au général anglais Clinton (1780); mais il fut découvert à temps. Il se sauva auprès des Anglais, et porta les armes contre sa patrie.

ARNOLD Melchthal, Winkelrield. V. MELCHTHAL, etc.

ARNOLFO DI LAPO, nom de deux architectes italiens du XIIIe siècle, père et fils, dont les ouvrages marquent le passage du style gothique au retour vers le goût de l'antique. Le fils, à la fois architecte et sculpteur, 1232-1300, est bien supérieur au père. C'est lui qui fit construire la cathédrale de Florence (Sta-Maria-del-Fiore), qui fut achevée par Brunelleschi.

ARNON, torrent de Palestine, sort des monts Galaad et se perd dans la mer Morte; 80 k. de course.

ARNON, riv. de France, prend sa source dans le dép. de la Creuse, arrose ceux de l'Allier et du Cher, passe à Cullan, Lignières, Charost et tombe dans le Cher, au-dessous de Vierzon, après un cours d'env. 130 k.

ARNOUL (S.), père d'Anségise et aïeul de Pépin d'Héristal, né vers 580, mort en 640, occupa plusieurs emplois à la cour de Théodebert II, roi d'Austrasie, embrassa l'état ecclésiastique après la mort de sa femme, fut élevé à l'évêché de Metz en 614, et se retira au monastère de St-Mort dans les Vosges. On le fête le 16 août.

ARNOUL de Carinthie, empereur d'Allemagne, de la race de Charlemagne, était fils naturel de Carloman, roi de Bavière, et petit-fils de Louis le Germanique, et fut d'abord duc de Carinthie. Après la déposition de Charles le Gros, il fut élu roi de Germanie à la diète de Tribur (888) ; il se fit ensuite reconnaître à Pavie comme roi d'Italie, puis se rendit à Rome, où le pape Formose le couronna empereur (896). Il combattit les Normands et les Moraves et mourut en 899; on le crut empoisonné. Il eut pour successeur son fils Louis IV, dit l’Enfant, le dernier des Carlovingiens en Germanie.

ARNOUL, le Mauvais, fils de Luitpold, fut élu duc de Bavière à la mort de l'emp. Louis IV, et régna en Bavière de 912 à 937. A la mort de Louis l'Enfant, il disputa, mais sans succès, à Conrad le trône de Germanie. Son fils aîné ne put conserver son héritage. — Son 2e fils, nommé aussi Arnoul, fut comte palatin du Rhin, et devint la tige de la maison de Wittelsbach, qui rentra en possession du duché de Bavière en 1180.

ARNOULD (Sophie), actrice de l'Opéra, née à Paris vers 1740, morte en 1803, débuta en 1757, et se retira en 1778. Elle se distinguait par une expression vraie et une voix touchante. Elle acquit une grande célébrité par ses bons mots, dont A. Deville a fait un recueil Intitulé Arnoldiana, 1813.

ARNTZENIUS (Jean), né à Wesel en 1702, mort en 1759, fut professeur d'histoire et d'éloquence à l'athénée de Nimègue (1728), et occupa en 1742 la chaire de Burmann à Franeker. On a de lui des éditions d’Aurelius Victor (Amsterdam, 1733), du Panégyrique de Trajan, par Pline (1738), de celui de Pacatus (1753), et quelques ouvrages originaux, entre autres un curieux traité De Luna habitabili, 1726. — Son frère Othon A., professeur de belles-lettres à Utrecht, à Gouda, à Amsterdam, a publié les Distiques de Caton (1735 et 1754), et de savantes dissertations De Miltiario aureo, De Mercurio, etc. — J. Henri A., fils du 1er Jean, a donné Sedulius, 1761; Arator, 1769, et les Panegyrici veteres, Utrecht, 1790.

ARNULF ou ARNULPHE. V. ARNOUL.

ARNUS, riv. d'Italie, est auj. l'Arno.

AROLSEN, v. de la Principauté de Waldeck, sur l'Aar, à 17 k. N. de Waldeck.; 2400 h. Résidence du prince. Musée riche en médailles et manuscrits.

ARONA, ville et port des États sardes, sur le lac Majeur, à 18 k. S. de Palanza; 4000 h. Chantier de construction. Patrie de S. Charles Borromée : on voit, sur une éminence auprès de la ville, la statue colossale du saint, en bronze, érigée en 1697.

AROUDJ, dit Barberousse. V. BARBEROUSSE.

AROUN-AL-RASCHID. V. HAROUN.

ARPAD, khan ou chef des Hongrois à la fin du IXe siècle vint avec sa nation, chassée des bords du Volga, s'établir sur les bords de la Theiss, et combattit les Moraves comme allié de l'empereur Arnoul (vers 895). Sous le faible fils de ce prince, Louis l'Enfant, il s'empara, en 911, de la Pannonie, que les Hongrois ont depuis gardée. — Arpad a donné son nom à la dynastie des Arpades, qui conserva le trône de Hongrie jusqu'à la mort d'André III (1301).

ARPAJON, nommé jadis Châtres, ch.-l. de cent. (Seine-et-Oise), à 24 k. O. de Corbeil, et 32 k. S de Paris; 1829 h. Cette v. est située dans une belle vallée, au confluent de l'Orge et de la Remarde.

ARPHAXAD, fils de Sem, vint au monde deux ans après le déluge et fut père de Salé, qui lui-même fut père d'Héber. - Roi de Médie cité