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la Dender, comprenant le comté d'AIost. C'est la partie E. de la Flandre orientale actuelle.

FLANDRE OCCIDENTALE, prov. du roy. actuel de Belgique, bornée au N. et au N. O. par la mer du Nord, à l'E. par la Flandre orientale, au S. par le Hainaut, au S. O. et à l'O. par le dép. du Nord; 70 kil. sur 60; 660 000 hab.: ch-l., Bruges. La Flandre occid., partie occid. de l'ancien comté de Flandre, formait avant 1814 le dép. français de la Lys. Elle est divisée en 4 arr. (Bruges, Courtray, Furnes, Ypres).

FLANDRE ORIENTALE, prov. du roy. de Belgique, bornée au N. par la Zélande, à l'E. par la prov. d'Anvers et le Brabant mérid., au S. par le Hainaut, à l'O. par la Flandre occid.; 60 k. sur 53; 800 000 h.; ch.-l., Gand. La Flandre orient., partie de l'ancien comté de Flandre, formait avant 1814 le dép. français de l'Escaut. Elle se divise en 4 arr. (Gabd, Oudenarde, Dendermonde, Eecloo).

FLANDRIN (Hippolyte), peintre français, né à Lyon en 1809, m. en 1864. Élève de M. Ingres, il se livra d'abord à la peinture historique, et composa plusieurs œuvres remarquables, St-Clair guérissant les aveugles, Euripide écrivant ses tragédies, Dante dans le cercle des envieux, le Christ et les petits enfants, St-Louis dictant ses commandements, St-Louis prenant la croix pour la 2e fois, Mater Dolorosa, Napoléon législateur, etc. Il exécuta les peintures murales de St-Germain des Prés et de St-Vincent de Paul, etc., et y fit preuve, comme peintre, d'un sentiment religieux très-élevé. Il a surtout excellé dans le portrait, où il compte peu d'égaux pour la vérité et l'expression. Il était membre de l'Académie des Beaux-Arts, où son Éloge a été lu par M. Beulé (1864).

FLASSAN (Gaëtan RAXIS, comte de), historien, né en 1770 dans le Comtat-Venaissin. On lui doit une Histoire de la diplomatie française, 1808, et une Histoire du congrès de Vienne, 1829.

FLAVIA, famille romaine. V. FLAVIUS.

FLAVIE CÉSARIENNE, Flavia Cæsariensis, une des 5 prov. du diocèse de la Bretagne romaine, comprenait les comtés de l'E. situés au N. de la Tamise, et avait pour ch.-l. Venta (Winchester).

FLAVIEN (S.), fut élu en 381 patriarche d'Antioche du vivant de son prédécesseur Paulin, ce qui fit naître dans l'église de Syrie un schisme qui ne fut éteint que sous Innocent I. Flavien plaida auprès de Théodose en faveur des habitants de sa métropole, qui dans une sédition avaient renversé les statues de l'empereur et de l'impératrice, et il obtint leur grâce. S. Chrysostôme nous a conservé le discours admirable qu'il prononça à cette occasion. Il mourut en 404. — Un autre Flavien, évêque d'Antioche en 498, se rendit suspect de nestorianisme, fut déposé en 511 et exilé à Pétra, où il mourut en 518.

FLAVIEN (S.), patriarche de Constantinople en 447, fit condamner Eutychès en 448, et périt en 449 à Éphèse, victime des violences des Eutychéens. On l'hon. le 15 ou le 18 février.

FLAVIENS (les), famille romaine. V. FLAVIUS.

FLAVIGNY, ch.-l. de c. (Côte-d'Or), à 14 k. E. de Semur; 850 h. Anis très recherchés, bons vins rouges. Belle église gothique.

FLAVIOBRIGA, auj. Bilbao, v. d'Hispanie (Tarraconaise), chez les Cantabres, sur la côte.

FLAVIUS, nom d'une famille plébéienne de Rome, de laquelle étaient issus les empereurs Vespasien, Titus et Domitien. — Constance Chlore, Constantin le Grand, portèrent aussi ce nom.

FLAVIUS (Cneus), scribe ou secrétaire d'Appius Claudius, fils d'un affranchi. Il déroba à Appius et publia un recueil des formules sans lesquelles une procédure ne pouvait être valable, formules que les patriciens avaient jusqu'alors cachées soigneusement au peuple. Il acquit par là une grande popularité. Il fut élu édile curule et tribun du peuple (303) et entra dans la suite au sénat.

FLAXMAN, sculpteur et dessinateur anglais, né à York en 1755, m. en 1826. Il fut nommé en 1810 membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture de Londres et professeur dans cet établissement. On estime surtout de lui les monuments funéraires de Howe et de Nelson à St-Paul, celui du comte Mansfeld à Westminster, du poëte Collins, à Chichester ; le Bouclier d'Achille, bas-relief d'après l’Iliade, les statues de Reynolds et de Washington. Il fit de beaux dessins au trait pour les œuvres d'Homère, d'Hésiode, d'Eschyle et de Dante. Cet artiste appartient à l'école classique ; il unit l'élégance à la noblesse; il invente et compose bien; mais, dans ses œuvres de sculpture, le fini laisse à désirer. Son OEuvre, gravée par Réveil, a été publiée à Paris, 1832. 2 vol. obl.

FLÉCHIER (Esprit), évêque et orateur sacré, né en 1632 à Pernes, dans le comtat d'Avignon, d'une famille d'artisans, entra dans la congrégation de la Doctrine chrétienne à l'âge de 16 ans, professa d'abord la rhétorique à Narbonne, vint à Paris en 1661, et obtint la place de lecteur du Dauphin par la protection du gouverneur de ce prince, le duc de Montausier. Fléchier se fit d'abord connaître par des sermons qui obtinrent du succès; mais il réussit surtout dans l'oraison funèbre. Les deux premières qu'il prononça furent celles de la duchesse de Montausier (1672) et de la duchesse d'Aiguillon; (1675). En 1679 il prononça celle de Turenne; c'est là que son talent s'éleva a toute sa hauteur. Louis XIV le nomma en 1685 à l'évêché de Lavaur, puis, en 1687, à celui de Nîmes. Ce diocèse était rempli de Calvinistes, et l'édit de Nantes venait d'être révoqué : Fléchier sut pourtant se concilier l'affection générale. Il mourut en 1710, regretté de tous également. Cet orateur se place après Bossuet dans l'oraison funèbre ; sa pensée est en général noble, elle n'est pas toujours élevée; son style est fleuri, plein, d'harmonie, mais il pèche souvent par une symétrie monotone dans l'arrangement des phrases, et surtout par l'abus des antithèses. Il avait été reçu à l'Académie en 1675. Ses OEuvres ont été publiées en 1782 par Ducreux, 10 vol. ln-8. On y remarque, avec les Oraisons funèbres, des Sermons, des Panégyriques de saints, une Vie de Commendon, et enfin des Histoires de Théodose et de Ximénès, qui ont plus de mérite littéraire que de valeur historique. Il a laissé de curieux Mémoires sur les grands-jours de Clermont, publiés en 1844 seulement par M. Gonod.

FLEETWOOD (Ch.), gouverneur d'Irlande sous Cromwell, fils de W. Fleetwood, échanson des rois Jacques I et Charles I, prit de bonne heure du service, se fit élire membre du long-parlement, s'y déclara contre Charles I, fut en 1647 un des commissaires chargés par l'armée de traiter avec le parlement, et contribua en 1650 au gain de la bataille de Worcester. Il épousa la fille de Cromwell, veuve d'Ireton; son beau-père le nomma alors commandant général des troupes d'Irlande, puis vice-roi de cette île. Néanmoins, Fleetwood s'opposa à ce que Cromwell prît le titre de roi, et fut même un des premiers à faire déposer son fils Richard Cromwell. Proscrit après la restauration des Stuarts, il mourut dans l'obscurité. C'était un homme faible et sans résolution.

FLEIX, vge du dép. de la Dordogne, à 22 kil. O. de Bergerac; 1600 hab. Il y fut signé en 1580 un traité qui fit trêve aux guerres religieuses,

FLEMING (Abraham), écrivain anglais, né, à Londres vers le milieu du XVIe siècle, a traduit les Bucoliques et les Géorgiques de Virgile, 1575; les Épîtres de Cicéron, les Lettres de Pline, 1576, et a composé quelques ouvrages : Combats entre le vice et la vertu, 1582; le Diamant de la dévotion, 1586; etc.

FLEMMING (J. H., comte de), général suédois, né en 1667, mort en 1728, entra de bonne heure au service de l'électeur de Saxe Jean-George, qui l'honora de son amitié, et fut nommé par Frédéric-Auguste, successeur de ce prince, feld-maréchal et premier ministre. Il contribua puissamment à assurer sur la tête de son maître la couronne de Pologne