Page:Bouillet - Chassang - Dictionnaire universel d'histoire-geo - 1878 - P2 - H-P.djvu/274

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Louis XIV la prit sur cette dernière en 1667, et, après l'avoir perduéen 1708, la garda par la paix d'Utrecht, 1713. Les Autrichiens la bombardèrent en 1792, mais ne purent s'en rendre maîtres (une colonne commémorative de cette glorieuse défense a été élevée sur la grande place en 1842). En 1858 l'annexion des faubourgs de Wazemmes, d'Esquermes et de Moulins-Lille a triplé l'étendue de la ville. Patrie du géographe Gosselin, de Defauconpret, de Ch. J. Panckoucke, etc.

LILLEBONNE, Jutiobona, ch.-l. de cant. (Seine-inférieure), à 35 kil. E. du Havre; 3840 hab. Ruines il'un chlUeaugothique de Guillaume le Conquérant; antiques romaines. — Ch.-l. des Caleti au temps des Romains. Nommée Juliobona en l'honneur de J. César ou d'une fille de ce conquérant.

LILLERS, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 13 k. N. O. de Béthune; 5504 hab. Poterie, tanneries, brasseries, etc. Cédée à la France par le traité des Pyrénées (1659). Puits artésien creusé depuis 1126.

LILLO (le Fort), bourg et fort de Belgique, sur la r. dr. de l'Escaut, à 12 kil. au-dessous d'Anvers, commande l'entrée du fleuve; 1000 hab. On a surnommé ce fort la Bride d'Anvers.

LILLO (George), auteur dramatigue anglais, né à Londres en 1693, mort en 1739, était joaillier de profession, et cultiva les lettres tout en continuant son commerce. Il était étroitement lié avec Fielding. Il créa la tragédie bourgeoise, et précéda en ce genre Diderot. Ses OEuvres, publiées par T. Davies, 1775, 2 vol. in-12, contiennent 7 drames : Sylvie, 1730; George Barnwell ou l'Apprenti de Londres, 1731 (imité par Saurin); le Héros chrétien, 1734; la Cu riosité fatale, 1737; Marina, 1738; Ehneric, 1740; Arden de Feversham, imprimé en 1762. Ces pièces sont écrites d'un style énergique, et se lisent avec émotion. La plupart sont tirées d'événements réels.

LILLY (John), écrivain anglais, surnommé l'Eu-phuiste, né en 1553 à Rochester (Kent), se fit connaître par un roman intitulé Euphuês (c-à-d. en grec le bienné) ou Anatomie de l'esprit, publié en 1578 et 1581 : il y mettait àla mode un langage épuré à l'excès, parsemé de concelti et de jeux de mots, qu'on a nommé l'euphuisme, genre analogue à celui de nos Précieuses et au gongorisme des Espagnols. Il composa pour la cour d'Elisabeth des comédies, les unes en prose, les autres en vers, dont les meilleures sont: Campaspe, 1584, et la Femme dans la lune, 1597. Ses OEuvres, écrites avec élégance, sont pleines d'esprit et d'imagination. M. Fairholt a publié ses OEuvres dramatiques, avec sa Vie, Londres, 1858.

LILLY (William), astrologue anglais, né en 1602, dans le comté de Leicester, mort en 1681, obtint la confiance de Charles I, qui le consultait souvent, et gagna par ses prédictions une fortune considérable. 11 a laissé : Merlinus anglicus junior, 1644; le messager des étoiles, 1645; Recueil de prophéties, 1646.

LILYBÉE, Lilybxum, auj. Marsalla, v. et port delà Sicile ancienne, à fa pointe N. O. de l'Ile, près des Iles Égates, fut avec Drépane la dernière possession de Cartilage en Sicile. A la fin de la 1" guerre punique, elle soutint contre les Romains un siège de 8 ans (250-242) : la défaite des Carthaginois aux îles Egates la força de capituler. — Près de la ville était le Lilybxum promontorium, auj. cap Boeo, un des 3 caps auxquels l'île doit son nom de Trinacrie. LIMA, jadis Ciudad de los Reyes, puis Rima, v. de l'Amérique du S., capit. de la république du Pérou, et ch.-I. du dép. de son nom, sur le Rimac, à 9 kil. du Grand-Océan, par 79" 27' long. O., 12° 2' lat. S.; 100000 hab. Archevêché, le plus ancien de l'Amérique du Sud. Université et autres établisse ments scientifiques. Ville forte, mur d'enceinte avec bastions, citadelle Ste-Catherine au S. E., arsenal. Beau pont en pierre ; rues larges et droites, superbe place; maisons basses à cause des tremblements de terre (en bois et plâtre peint en pierre) ; plusieurs mo numents (cathédrale magnifique, le Sagrario, San- Domenico. Sta-Rosa, San-Francisco • palais du gouvernement, bâtiment de-l'université; la monnaie; théâtre, cirque pour les -combats de taureaux); beau. cimetière, dit le Panthéon. Belles promenades, surtout les d&uxAlamedas. Industrie etcommercè »ssez considérables. Exportation d'or,d'argent, de cuivre, de quinquina, de vins. — Fondée par Pizarre en 1535, Lima devint bientôt immensément riche ; sa plus haute prospérité correspond au commencement i\i xvin" siècle. Les métaux précieux y étaient eacore en abondance en 1820. Les églises et les couvents, surtout sont très-riches : rien n'égale la magnificence du culte à Lima. La fréquence des tremblements de terre a nui pourtant au développement de cette ville : on en compte déjà plus de 20 t celui de 1746 fut désastreux; celui de 1828 renversa presque toute la ville. — Le dép. de Lima, l'un des sept de la république, a pour villes princip., outre Lima, Callao, Pachaca-mac, Pisco, Canete et Iça : il compte 250 000 hab.

LIMAGNE, Alimaniâ, petit pays de France, dans lenord de la Basse-Auvergne, le long de l'Allier,avait pour lieux principaux Clermont-Ferrand , Riom et Billom. 11 est auj. compris dans la partie sept, du dép. du Puy-de-Dôme. La Linmgne était renommée par sa fertilité, ses riants aspects et sa population.

LlMAY, ch.-l. decant. (Seine.-et-Oise). sur la Seine, r. dr., vis-à-visde Mantes; 1542 hab,

LIMBORCII (Philippe VAN), théologien hollandais, de la secte des Remontrants ou Arminiens, né à Amsterdam en 1633, mort en 1712, exerça les fonctions de pasteur à Gouda (1657), puis à Amsterdam (1668), et enseigna la théologie au séminaire des Remontrants de cette vjjle. Il se montra toute sa vie grand partisan de la tolérance : c'est à lui que Locke adressa ses Lettres sur ce sujet. On a de lui ; Pne-stantium ac eruditorum epistolx theologicse, etc., Amsterdam, 1660 ;îheologiachristiana, Amst., 1686; Histoire de l'Inquisition, Amst., 1692. Il a aussi donné beaucoup d'éditions, entre autres celle des écrits d'Episcopius.

XIMBOURG (le), contrée des Pays-Bas, est divisée en deux parties distinctes : le Limbourg hollandais et le Limbourg belge. —Le Limbourg hollandais, sur la r. dr.de la Meuse, apour bornes au N. et au N.O. le Brabant septentr., à l'Os le Limbourg belge, au S. laprov.de Liège, à l'E. la Prusse Rhénane; il possède de plus Maêstricht sur la r. g. de la Meuse , avec un territoire de 2400 ". de rayon; ch.-l. Maêstricht; autres v. : Ruremonde et Venloo. — Le Limbourg belge est borné au N. par le Brabant septentr. et le Limbourg hollandais, a l'E. par ce dernier, au S. par la prov. de Liège, à l'O. par le Brabant mé-rid., auN. O. par la prov. d'Anvers ; ch.-l.,Hasseltj autres v. : Tongres, St-Trond, Maaseyck, Hamont. La totalité du Limbourg est de 110 kil. sur 55; il compte 410000 hab. Sol uni, marécageux, surtout au N.; arrosé par la Meuse, le Demer, le Herck, le Neer et le Jaar. Grains et pâturages. Industrie assez active; peu de commerce. — Le Limbourg, conquis par les Romains sur les Belges, puis par les.Francft sur les Romains, échut,. lors "du partage de l'empire carlovingien, à Louis le Germanique. Plus tard il eut des comtes particuliers, qui, après avoir: acquis le comté d'Arlon et des territoires étendus dans les Ardennes, furent créés ducs vers le milieu duxir* siècle. En 1288, les.ducsldé Brabant s'emparèrent de cette province- Elle passa ensuite avec la Bourgogne aux princes de la maison d'Autriche, puis à l'Espagne et forma une des 17 provinces des Pays-Bas. Conquise par les Français en 1795, elle forina en grande partiele dép. de'la Meuse-Inférieure. En 1814 elle fut cédée au roy. des Pays-Bas: mais après la séparation de la Hollande et de la Belgique (1831), la possession du Limbourg fut le sujet de longues contestations qui ne furentdéfinitivement terminées que par un traité de partage signé le 19 avril 1839.

LIMBOURG, v. de Belgique (Liège), à 27 kil. E. de Liège; 3000 hab. — Jadis capitale du duché de Limbourg, elle ne fait même plus partie auj. d'aucune