Page:Bouillet - Chassang - Dictionnaire universel d'histoire-geo - 1878 - P2 - H-P.djvu/342

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chaud, mais tempéré par les brises. Excellents fruits (oranges, dattes, limons et citrons); vins, huiles renommées ; on y élève beaucoup de porcs. Pêche du torail. Assez grand commerce avec l'Espagne et l'Afrique. — L'Ile a été possédée successivement par les Carthaginois, les Romains, les Pisans, les Sarrasins. Enlevée à ces derniers vers 1229 par les Aragonais, elle fut érigée en un roy. particulier (d'où dépendaient toutes les Iles Baléares, le comté de Montpellier, le Roussillon et la Cerdagne) par Jacques I, roi d'Aragon , en faveur de son fils Jacques en 1262, puis fut réunie, avec l'Aragon, à la couronne d'Espagne.

MAK.A1UEV, v. du gouvt de Nijaéi-Novogorod, à 17 kil. E. 8. E. de la v. de ce nom, sur la r. g. du Volga; 4000 hab. Il s'y tient une foire célèbre qui dure tout le moisdejuîlletet à laquelle se rendent des Cosaques, des Boukhares, des Persans et des Indiens.

MAK.IIADOU, capit. de l'Ile d'Aj'ijouan, l'une des Comores; 5000 hab. Port fortifié.

MAK.O, v. de Hongrie, ch.-l. du comitat de Csa-nad, sur la r. dr. du Maros, à 176 k. S. E. de Bude; 7000 h. Résidence de l'évèque de Csanad.

MAKRI, v. et port de la Turquie d'Europe (Rou-mélie), à 100 k. N. O. de Gallipoli ; 3000 h.

MAKRI , Telmessus, v. et port do la Turquie d'Asie (Anatolie), à 270 k. S. E. de Smyrne, sur le golfe do Makri (Glaucus sinus), dans la Méditerranée.Bon port.

MAKRIZI, écrivain arabe, né au Caire vers 1360, m. en 1442, remplit en Egypte plusieurs emplois dans l'administration et dans le culte. On a de lui : une Description historique et topographique de l'Egypte, •jui contient des détails intéressants sur les mœurs, les préjugés, l'histoire religieuse, politique et commerciale du pays (depuis 638) ; une Hist. des sultans oyoubites et mamelouks (trad. par Quatremère, 1837-45): des Traités des Monnaies musulmanes et des Poids etmesures des Musulmans (trad. enfrançais par Sylvestre de Sacy, dans le Magasin encyclopédique); une Hist. des expéditions des tirées et des Francs con~ ire Damielte, publiée en arabe, avec trad. lat., par Hamaker.Amst.,1824; une Hist. des Coptes; un Traité sur les souverains musulmans établis en Abyssinie, publié, avec traduction latine, par Rinck.Leyde, 1797. il avait en outre entrepris un Dictionnaire des hommes célèbres de l'Egypte, dont la Bibliothèque impériale de Paris possède le manuscrit autographe.

MALABAR (Côte de), partie de la côte occid. de l'Inde en deçà du Gange (Décan), au S. de celle du Kanara, s'étend sur la mer d'Oman de 10* à 13° lat. N., àl'O. de la chaîne des Ghattes; elle est fort étroite ot n'a guère que 120 kil. de lar^e, avec une population d'env. 200 000 h. On y parle un idiome particulier. Pays fertile en riz, poivre noir, bétel, fruits, bois de lek, etc.; le littoral est stérile. Très-riche jadis en métaux précieux ; il n'y a plus maintenant que quelques mines de fer exploitées. Les veuves du Malabar se brûlaient autrefois sur le corps de leur mari : les Anglais ont en grande partie réussi à faire abandonner cette coutume barbare. — C'est au Malabar qu'aborda Vasco de Gama en 1498; c'est sur ce pays que les Portugais firent leurs premières conquêtes. Les Français y possèdent Mahé. Les habitants des montagnes ont résisté longtemps à la conquête, et ont conservé les mœurs antiques des Hindous. Haï-der-Ali les soumit en 1766. Les Naïrs unis aux Anglais enlevèrent cette conquête à Tippou-Saëb en 1790; mais bientôt les Anglais restèrent seuls maîtres. Le Malabar forme auj. un district de la présidence anglaise de Madras et a pour ch.-l. Calicut.

MALACCA, Malaya, v. de l'Inde Transgangêtique anglaise, ch.-l. de la prov. de Malacca, à l'extrémité S. de la péninsule de même nom: env. 30000 hab. (Chinois, Malais et Européens). Elle a un bon port, et se divise en 3 parties : le fort, la ville, la ville chinoise. Evêché catholique; siège d'une mission anglaise. — Fondée vers 1252 par les Malais, Malacca reçut en 1510 et an 1511 les Portugais, qui peu après s'en emparèrent violemment et qui la gardèrent jusqu'en 1641. Les Hollandais la prirent à cette époque; les Anglais s'en emparèrent en 1795. la rendirent en 1814, mais l'acquirent de nouveau en 1825, en échange de divers établissements de 1» côte de Sumatra. Cette ville a été très-commerçante (ivoire, camphre, poudre d'or, bois, etc.); mais la fondation de Poulo-Penang lui a fait un tort immense. — Laprov. anglaise (jadis royaume) de Malacca, dans le S. O. de la presqu'île de même nom, est àl'O. du Pahang, au S. du Salengore,etcompte env. 6000 hab. ; elle produit surtout du poivre.

MALACCA. (Presqu'île de), l'anc Chersoriise d'Or? partie de l'Inde Transgangêtique, entre les mers de Bengale et de Chine, a environ 1190 kil. de long sur 196 de large, et s'étend de 1» 15' à 10* 15' lat. N. ; elle tient au continent par l'isthme de Tenasse-rim et est terminée par le cap Remania; population, 375 000 hab. Montagnes; climat beau et chaud, mais malsain ; riche végétation, pauvre agriculture; forêts d'aloès, sandal, tek, etc. Beaucoup de crocodiles, de serpents et d'animaux féroces. Diamants et autres pierres précieuses ; riches mines d'or, d'é-tain et de fer. Ce pays a pour principaux habitants les Malais (Y. ce nom) et plusieurs autres, races indigènes; on y trouve aussi des Hindous Telinga, et des Européens, les uns Anglais, les autres d'origine portugaise. — Toute la presqu'île a fait partie du royaume de Siam; mais vers la fin du xviii* siècle la partie méridionale secoua le joug. Aujourd'hui ce pays se divise en 3 parts : 1" M. indépendant (lequel contient tout le sud, moins la province anglaise, et se subdivise en royaumes de Perak, Salengore, Djo-hore, Pahang et Roumbo); 2" M. siamois au N. (royaumes de Ligor, Bondelon, Patani, Kâlantan, Tringanou, Kedan); 3* M. anglais, où se trouvent la ville et la province de Malacca. 7. ci-dessus.

HALACCA. (Détroit de), bras de mer qui sépare la presqu'île de Malacca de l'île de Sumatra, fait communiquer le golfe duBengale avec la mer de Chine. Il a env. 8000 kil. de long sur une. largeur qui varie de 40 à 300 kil.

MALACIHE, le 12" et le dernier des petits prophètes, contemporain de Néhémie, prophétisa, à ce qu'on croit, de 412 à 408 av. J.-C. Quelques-uns ont pensé qu'il est le même qu'Esdras. On a de lui 3 chapitres où il reproche aux Juifs leur corruption et annonce le Messie.

MALACHIE (S.), prélat irlandais, né à Armagh en 1094, devint archevêque d'Armaga en 1127, se démit en 1135, alla à Rome pour les besoins de son église, et mourut à Glairvaux en 1148, entre les bras de S. Bernard, qui a écrit sa Vie. Sa fête est le 3 nov. On lui attribue un livre de prédictions sut les papef ouvrage apocryphe qui a été fabriqué en 1590.

MALADETTA (La). V. PYRÉNÉES et NÉTiiou.

MALAGA, Malaca, v. et port d'Espagne (Andalousie), ch.-i. de l'intend. de son nom, sur la Méditerranée, à 330 kil. S. de Madrid; 70 0QO h. Ëvê-ché. Port formé par un môle; phare à fanaltournant. Double mur, tours, vieux châteaux forts de Gibral-faro, d.'Atarazanaèt à'Alcazaba. Vaste cathédrale du xvi'siècle, palais épiscopal, douane, salle de spectacle; promenade délicieuse de VAlameda, qui donne son nom au plus beau quartier de la ville : aqueduc; aux environs, belle maison de plaisance dite El-Retiro. Grand commerce des produits du territoire environnant. — Fondée par les Phéniciens. Prise par les Arabes en 714, elle fut annexée au califat de Cordoue, et devint, après la chute de ce califat, le siège d'un petit État indépendant, qui dura 64 ans, 1015-1079; elle appartint ensuite à divers princes arabes et ne fut conquise par les Espagnols qu'en 1487. — L'intend. de Malaga, entre celles de Cadix à l'O. et de Grenade à l'E., a 136 kil. de l'E. à l'O. sur 66, et compte 472 000 h. Elle est très-fertile en fruits exquis, surtout en raisins, que l'on fait sécher, ou qui produisent un vin liquoreux très-renommé ; on y a acclimaté la canne à suote et la cochenille. La fa-