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sur l'Esi ou Esino, à 23 kil. S. O. d'Ancône; 14 000 h. Évêché. Commerce d'huile, vin, grains.

IF, Hypæa ou Syphia, petite île de France (Bouches-du-Rhône), dans la Méditerranée, vis-à-vis et à 3 kil. S. O. du port de Marseille. Cél. château fort, bâti par François I en 1529 et qui sert auj. de prison d'État. Cette île a, dit-on, pris son nom des ifs dont elle était couverte autrefois. Il est plus probable qu’If dérive, par corruption, de l'ancien nom de l'île.

IFFLAND (Aug. Guill.), acteur et auteur allemand, né à Hanovre en 1759, m. à Berlin en 1814. Il débuta à Gotha en 1777 et devint bientôt le premier comédien de l'Allemagne. Il se mit aussi à écrire, et composa un grand nombre de drames qui réussirent, entre autres Frédéric d'Autriche (1790). Après avoir dirigé pendant plusieurs années le théâtre de Manheim, il se rendit à Weimar, puis à Berlin, où il devint directeur des spectacles de la cour. Il publia une édit. de ses Œuvres en 1798 à Leipsick, 17 v. in-8.; mais il a encore beaucoup écrit depuis. On cite parmi ses meilleures pièces le Crime par point d'honneur et le Joueur, Iffland a traduit en allemand plusieurs pièces françaises de Picard, de Duval, et les meilleures comédies de Goldoni. On a de lui des Mémoires, trad. par Ph. Lebas dans la collection des Mém. sur l'art dramatique.

IFTIKHAR. V. NICHAN-IFTIKHAR.

IGILGILIS, anc. v. de Mauritanie, auj. Djigelli.

IGLAU, en latin Iglovia ou Giglovia, v. des États autrichiens (Moravie), ch.-l. de cercle, à 77 kil. N. 0. de Brunn, sur l'Iglawa, affluent de la Schwarza ; 16 000 h. Gymnase, école pour les enfants des militaires. Draps, potasse, teintureries, etc. Aux env., mines de plomb, usines, verreries. Iglau fut pris en 1742 par les Prussiens, en 1805 par les Français. Il y fut signé en 1434 un traité de paix entre l'emp. Sigismond et les Hussites. — Le cercle d'Iglau, entre ceux de Brunn et de Znaym, l'Autriche et la Bohême, a 185 000 hab.

IGLESIAS, Ecclesiæ, v. de Sardaigne, à 50 k. O. de Cagliari; 6000 h.; donne son nom à une des 4 prov. de la Sardaigne. Évêché, beau palais épiscopal.

IGNACE (S.), un des premiers Pères de l'Église, disciple de S. Pierre, fut fait évêque d'Antioche en 68, et souffrit le martyre sous Trajan, l'an 107 ou 116. On célèbre sa fête le 1er février. On a de lui 7 Lettres, en grec, souvent publiées, d'abord dans les Patres apostolici, Amst., 1608, et plus récemment par Bunsen Hamb., 1847, 2 vol. 4°, par Petermann, Leips., 1849, in-8, et à Londres par Cureton, d'une manière plus complète. Elles avaient été trad. en français par le P. Legras dès 1717. Ces lettres sont un des plus précieux monuments de la primitive Église.

IGNACE (S.), patriarche de Constantinople, né en 799, m. 878, était fils de l'empereur Michel Curopalate. Il fut élu en 846, mais se fit exiler en 857 pour avoir courageusement blâmé les vices de Bardas, frère de l'impératrice Théodora, et fut remplacé par le célèbre Photius, qui voulut en vain le faire renoncer à son titre. Il fut rétabli sur son siège en 867 par l'empereur Basile. On le fête le 23 octobre.

IGNACE de Constantinople, Ignatius Magister, prélat qui vivait à la fin du VIIIe siècle et au début du IXe, était diacre et gardien des vases sacrés sous les patriarches Tarasius et Nicéphore, dont il a écrit la Vie. Il mit en quatrains grecs les fables de Babrius; ces quatrains publiés d'abord sous le nom de Gabrias ou Babrius, dans l'Ésope d'Alde (Ven., 1505), ont été reproduits, sous le nom du véritable auteur, dans la Mythologia æsopica de Névelet.

IGNACE DE LOYOLA (S.), fondateur de l'ordre des Jésuites, né en 1491, d'une famille noble d'Espagne, au château de Loyola (Guipuzcoa), suivit d'abord la carrière des armes et mena quelques temps une vie dissipée. Ayant été blessé en 1521 au siège de Pampelune, il lut pendant sa convalescence quelques livres pieux que le hasard fit tomber entre ses mains, entre autres une Vie des Saints et de J.- C. Il se sentit aussitôt converti, fit vœu de se consacrer tout entier à la religion, et ne se livra plus désormais qu'aux exercices d'une dévotion ardente. Après avoir visité les saints lieux (1524), il se mit, à l'âge de 33 ans, à étudier la théologie afin de travailler plus efficacement au salut des âmes, suivit les cours des universités de Barcelone et d'Alcala, puis ceux des collèges Montaigu et Ste-Barbe à Paris. Inquiet des progrès de la Réforme, il fonda en 1534, avec quelques disciples français et espagnols qu'il s'était attachés (Franç.-Xavier, Lainez, etc.), un nouvel institut dont les membres s'engageaient à combattre partout l'hérésie, à aller prêcher l'Évangile en tous lieux et à instruire la jeunesse. Le nouvel ordre fut approuvé par Paul III en 1540 sous le nom de Clercs de la Compagnie de Jésus, et élut pour général Ignace, qui le vit prospérer rapidement. Il mourut en 1556, épuisé par les austérités. On a de lui les Constitutions des Jésuites en espagnol, trad. en latin, Rome, 1588 (ces constitutions sont un chef-d'œuvre de gouvernement), et des Exercices spirituels, en espagnol, traduits en latin, Rome, 1548. Le P. Bouhours a donné en 1679 la Vie de S. Ignace, et en 1683 ses Maximes. Le P. Maffei avait déjà donné une vie de S. Ignace en latin. Le fondateur des Jésuites a été canonisé en 1622 par Grégoire XV; on le fête le 31 juillet. V. JÉSUITES.

IGOR I, grand-duc de Russie, né en 879, m. en 945, fils de Rurik, était mineur à la mort de son père et ne régna qu'après Oleg, son parent (913). Il attaqua Constantinople, et obtint de l'emp. Romain Lécapène un traité de commerce avantageux. Il soumit en 940 les Slaves Ulitzes et périt en combattant les Drevliens ou Slaves des plaines.

IGOR II, grand-prince de Russie, 3e fils d'Oleg Sviatoslavitch, succéda en 1146 à son frère Vsévolod sur le trône de Kiev, et fut, six semaines après, détrôné par Isiaslav. Il mourut vers 1202.

IGUALA, bourg du Mexique (Puebla), à 150 kil. S. E. de Mexico. Le général Iturbide y signa en 1821 avec le vice-roi espagnol le Plan d'Iguala. Cette convention portait que le Mexique serait indépendant de l'Espagne, tout en restant gouverné par un prince de la maison royale. Iturbide la viola bientôt lui-même en se faisant proclamer empereur.

IGUALADA, Aquæ Latæ, v. d'Espagne (Barcelone), sur la Noya, à 53 kil. N. O. de Barcelone; 10 000 hab. Lainages, tissus de coton, armes à feu, eau-de-vie, corroieries, etc.

IGUASSU, riv. du Brésil, naît près d'Alto, dans la prov. de St-Paul, coule au N. O., puis à l'O., et tombe dans le Parana. Cours, 700 kil.

IHANSI, v. de l'Hindoustan (Allahabad), à 135 kil. N. O. de Tchatterpour, sur le Pohouje; ch.-l. d'une principauté tributaire des Anglais.

IHOLDY, ch.-l. de c. (Basses-Pyrénées), à 27 k. N. O. de Mauléon; 1460 hab.

IKCHID (Aboubekr-Mohammed), enleva en 933 l’Égypte aux califes, y régna jusqu'en 946, et fonda une dynastie dite des Ikchidites, qui en 968 fut remplacée par celle des Fatimites.

ILANZ, vge de Suisse (Grisons), à 30 kil. S. O. de Coire; 650 hab. Ilanz est alternativement avec Tusis et Trons le siège de la Ligue Grise. On y conserve les archives du canton. Mines aux environs.

ILCHESTER, Ischalis, v. d'Angleterre (Somerset), à 49 kil. S. de Bristol; 1200 hab. Soieries, dentelles. Jadis station romaine. Patrie du moine Roger Bacon.

ILDEFONSE ou ALPHONSE (S.), archevêque de Tolède, né dans cette ville en 607, m. en 667 ou 669, a laissé : De illibata ac perpetua virginitate S. Mariæ, Valence, 1556; De scriptoribus ecclesiasticis, et plusieurs autres écrits, insérés dans les recueils de dom Luc d'Achéry, de Mabillon et de Baluze. Il fut canonisé. L’Église le fête le 23 janvier.

ÎLE-ADAM (L'), ch.-l. de c. (Seine-et-Oise), à 12 k. N. E. de Pontoise, sur la r. g. de l'Oise; 1900 hab. Station du chemin de fer du Nord. Fabrique de porcelaines , comm. de farines. Charmant pays. On y re-