Page:Bouillet - Chassang - Dictionnaire universel d'histoire-geo - 1878 - P3 - Q-Z.djvu/238

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Les Français y battirent les Algériens le 19 juin 1830. Magnifique établissement agricole des Trappistes.

STAREMBERG (Guido, comte de), général autrichien, né en 1657, m. en 1737, prit part à la défense de Vienne en 1683, à l'assaut de Bude en 1686, au siége de Belgrade en 1688, servit sous Eugène en Hongrie et en Italie, commanda en chef dans cette dernière contrée en 1701, fut nommé feld-maréchal en 1704, réprima la révolte de la Hongrie, combattit comme général en chef l'armée de Philippe V en Espagne, fut vainqueur à Almenara, à Saragosse, mais fut à son tour vaincu à Villaviciosa (1710), et fit une belle retraite.

STARGARD, nom de 2 villes d'Allemagne : Alt-Stargard (Vieux-Stargard), dans le grand duché de Mecklembourg, à 20 kil. N. E. de Strélitz; 1200 h.; — Neu-Stargard (Nouv.-Stargard), dans les États prussiens (Poméranie), à 32 kil. E. de Stettin ; 12 000 hab. École d'arts et métiers, gymnase. Fabriques de poteries, draps, cuirs; grains; foire importante. — Stargard était jadis le ch.-l. de la Basse-Poméranie. Les Russes s'en emparèrent en 1758.

STARK (J. Aug.), savant luthérien, né à Schwérin en 1741, mort en 1816, professeur de théologie et prédicateur à Kœnigsberg, à Mittau, à Darmstadt, a laissé: Histoire du 1er siècle de l’Église, Berlin, 1779; Essai d'une histoire de l'Arianisme, 1783; Hist. du Baptême et des Anabaptistes, 1789. Il fit de louables efforts pour réunir les différentes communions chrétiennes; on prétendit même qu'il avait abjuré le Luthéranisme pour le Catholicisme.

STARKENBOURG, prov. du grand-duché de Hesse-Darmstadt, entre Francfort et l'électorat de Hesse au N., le duché de Nassau au N. O., la prov. du Rhin à l'O., le grand-duché de Bade au S. et la Bavière à l'E. ; 80 kil. sur 60; 250 000 h.; ch.-l., Darmstadt.

STAROSTES, dignitaires polonais qui possédaient au nom du roi un fort, une terre ou toute autre partie du domaine royal. Ils y faisaient la police, et percevaient les revenus pour eux-mêmes, à la charge d'en payer le quart au roi,

STASSART (Augustin, baron de), homme d'État et littérateur belge, né à Malines en 1780, m. en 1854, vint jeune à Paris pour y compléter son éducation, et remplit avec honneur sous l'Empire diverses fonctions administratives : il était en 1814 préfet des Bouches-de-la-Meuse. Après la chute de Napoléon, il fut élu député aux États généraux des Pays-Bas, et, depuis l'indépendance de la Belgique, devint président du sénat et gouverneur de la province du Brabant. Il était en outre directeur de l'Académie de Bruxelles. Stassart a publié des ouvrages originaux et piquants, parmi lesquels on remarque les Pensées de Circé, chienne célèbre (1814), des Idylles, et surtout des Fables (1818), qui ont eu de nombreuses éditions. On a encore de lui de savants travaux d'histoire, qui lui ont mérité le titre de correspondant de l'Académie des sciences morales. Il a légué à cette académie 20 000 francs pour fonder un prix de morale. Grand amateur d'autographes, il en avait formé une des collections les plus précieuses. Dupont-Delporte a publié ses Œuvres complètes (Paris , 1855, gr. in-8), et les a fait précéder d'une Notice.

STATHOUDER, c.-à-d. lieutenant, nom donné dans l'anc. république des Prov.-Unies à un haut fonctionnaire qui commandait les forces militaires et exerçait plusieurs des pouvoirs du souverain ; ce titre ne désignait d'abord que des lieutenants ou gouverneurs nommés dans chaque province par les princes de la maison de Bourgogne ou de la maison d'Autriche, auxquels appartenaient les Pays-Bas; il fut conservé après la déclaration de l'indépendance, mais en changeant de nature. Chacun des États qui composaient la république avait son stathouder; cependant le même personnage pouvait être élu stathouder dans plusieurs États à la fois. On connaît surtout les stathouders de la province de Hollande, qui, le plus souvent, réunirent le stathoudérat de plusieurs autres provinces ; ils appartinrent tous à la maison de Nassau (V. NASSAU et HOLLANDE). Plusieurs des stathouders affectant la tyrannie, les États abolirent le stathoudérat à la mort de Guillaume II de Nassau, en 1650; mais il fut rétabli dès 1672, en faveur de Guillaume III (depuis roi d'Angleterre). Aboli de nouveau à la mort de celui-ci (1702), il fut reconstitué en 1747 en faveur de Guillaume IV de Nassau, qui fut créé stathouder général et héréditaire. Le stathoudérat fut dès lors une véritable royauté. Il subsista sous cette forme jusqu'au moment où les Français firent la conquête de la Hollande (1795).

STATIELLATES, peuple de Ligurie, entre les Vagienni à l'O. et les Apuani à l'E., avait pour ch.-l. Aquæ Statiellæ (Aix); les autres villes étaient Asta, Dertona, Alba Pompeia. Les Statiellates furent soumis par M. Popilius Lænas en 173 av. J.-C.

STATIRA, sœur et femme de Darius Codoman, tomba, après la bataille d'Issus, entre les mains d'Alexandre, qui la traita avec les plus grands égards. Elle avait une fille nommée aussi Statira, qu'Alexandre épousa à son retour des Indes. Il n'en eut point d'enfants; néanmoins la jalouse Roxane lui fit ôter la vie après la mort du roi.

STATIUS (CÆCILIUS), poëte comique latin, était un affranchi d'origine gauloise. Il vécut entre le temps de Plaute et celui de Térence, qu'il encouragea dans ses débuts. Il imita Ménandre, mais lui resta, bien inférieur : aux traits naturels et fins du poëte grec, il substitua des bouffonneries mimiques. On cite de Statius 40 pièces, dont il reste quelques fragments recueillis par Bothe et par Maittaire, et publiés séparément par Spengel, Munich, 1826. — V. STACE.

STATUTS D'OXFORD. V. PROVISIONS D'OXFORD.

STAUFFACHER. V. MELCHTHAL (Arnold de).

STAUNTON (G. Léonard), médecin et voyageur, né vers 1740 à Galway, m. en 1801, exerça son art tant à la Grenade et aux Antilles qu'à Londres, puis s'attacha à lord Macartney et le suivit à Londres, à Madras, en Chine, avec le titre de secrétaire de légation (1792). Il a laissé un Récit authentique de l'ambassade du comte de Macartney en Chine, Londres, 1797 (trad. en franç. par Castéra, sous le titre de Voyage dans l'intérieur de la Chine et de la Tartarie). — Son fils, Thomas St., né en 1780, accompagna lord Amherst à Pékin en 1816 et publia en 1821 un récit de cette ambassade.

STAUPITZ (Jean), doyen de la Faculté de théologie à l'Université de Wittemberg et vicaire général des Augustins en Allemagne, chargea Luther de défendre son ordre contre les Dominicains, mais ne le suivit pas dans ses attaques contre le St-Siége et se retira à Salzbourg, où il mourut en 1527.

STAURACE, emp. grec, succéda en 811 à son père Nicéphore I, fut renversé au bout de 2 mois par son beau-frère Michel Rhangabé, et m. peu après.

STAVANGER, v. de Norvège (Sœndenfield), ch.-l. de bailliage, sur le golfe de Bukke (mer du Nord), à 160 kil. N. O. de Christiansand; 12 000 h.Harald y battit en 874 les rois de Norvége. Anc. évêché, transféré à Christiania en 1686.

STAVELOT, Stabulum, v. de Belgique (Liége), sur l'Amblève, à 36 kil. S. E. de Liège; 4500 hab. Cuirs, ardoises, crayons. Charles-Martel battit les Neustriens en ce lieu (719). Stavelot doit son origine à un monastère fondé en 651 par Sigebert, roi d'Austrasie, et qui eut pour chef S. Remacle.

STAVOREN, v. de Hollande (Frise), sur le Zuyderzée, à 24 k. S. O. de Sneek; 1200 hab. Jadis bon port (auj. comblé). Anc. résidence de rois frisons.

STAVROPOL, v. de Russie, ch.-l. de la prov. du Caucase depuis 1825, sur la r. g. de la Taschela, à 180 kil. N. O. de Georgievsk; 8000 hab. Commerce de cuirs et de suif. — La ville fut fondée en 1780.

STAY (Benoît), poëte latin, né à Raguse en 1714, m. à Rome en 1801, se fit connaître de bonne heure par un beau poëme où il chantait la philosophie de Descartes, et fut nommé successivement professeur