Page:Bouillet - Chassang - Dictionnaire universel d'histoire-geo - 1878 - P3 - Q-Z.djvu/66

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Licinius, Aug., 307-324 Théodose, en Orient, 379
Constantin I, 306-337 seul, 392-95
Constantin II, Constance II et Constant, 337 Empire d'Occident.
Honorius, 395
Valentinien III, 424
Constance II et Constant, 340 Pétrone-Maxime, 455
Avitus, 455
Constance II seul, 350 Majorien, 457
Magnence, 350-353 Libius Sévère, 461
Julien l’Apostat, 360 Anthémius, 467
Jovien, 363 Olybrius, 472
Valentinien I, en Occident, 364-75 Glycérius, 473
Julius Népos, 473
Valens, en Orient, 364-79 Romulus Augustule, 475-76
Gratien, en Occid. 375-83 Pour l'empire d'Orient,
Valentinien II, en Occident, 383-92 V. l'art. ORIENT.

Les principaux ouvrages écrits sur l'histoire romaine sont, dans l'antiquité, ceux de Tite-Live, Suétone, Florus, Velleius Paterculus, Tacite, Denys d'Halicarnasse, Dion Cassius, Polybe, Appien ; en France, l’Histoire romaine de Rollin, continuée par Cuvier, les Révolutions romaines, de Vertot, l’Hist. critique de la République romaine, de Ch. Lévesque, l’Histoire de Th. Mommsen (Leips., 1854, trad. en l863); les abrégés de Millot, Royou, Poirson, Michelet, Duruy. On doit à Dezobry Rome au siècle d'Auguste, 1835 et 1846, et à L. Caniria une bonne Topographie de Rome.

ROME (Roi de). V. NAPOLÉON II.

ROMÉ DE LISLE (J. B. Louis), physicien et minéralogiste, né en 1736 à Gray (Hte-Saône), m. en 1790, visita l'Inde, tomba aux mains des Anglais à la prise de Pondichéry, revint en France en 1764, ouvrit à Paris un cours de minéralogie, et compta Haüy au nombre de ses élèves. Il entreprit de comparer toutes les mesures à celles de Paris, immense travail qui lui coûta la vue, et dont les résultats sont consignés dans sa Métrologie, Paris, 1789, in-4. On lui doit en outre une Crystallographie, 1783, un Mém. sur les caractères extérieurs des minéraux, 1785, et plusieurs autres mémoires de physique.

ROMÉLIE. V. ROUMÉLIE.

ROMILLY-SUR-ANDELLE, vge du dép. de l'Eure, à 20 kil. N. O. des Andelys, près de l'Andelle et au pied de la Côte des Amants; 1000 hab. Station. Fonderie de cuivre, la plus importante de France.

ROMILLY-SUR-SEINE, ch.-l. de cant. (Aube), sur le chemin de fer de Montereau à Troyes et près d'un bras de la Seine, près sa jonction avec l'Aube, à 20 kil. N. E. de Nogent-sur-Seine ; 4290 hab. Station. Bonneterie, corderie, moulins à huile. A 2 k. de là, anc. abbaye de Scellières, où fut inhumé Voltaire.

ROMILLY (Samuel), jurisconsulte anglais, né à Londres vers 1758, m. en 1818, descendait d'une famille française protestante. Ami de Fox, il fut nommé en 1806 avocat général, et entra peu après à la Chambre des communes. Après la chute de Fox, il se plaça sur les bancs de l'opposition, et réclama énergiquement la réforme parlementaire, l'émancipation des catholiques, le rejet de l’alien-bill, l'abolition de la traite des noirs. Ayant perdu sa femme, il se donna la mort trois jours après. On a de lui des Observations sur les lois criminelles; 1810, et des Discours, 1820.

ROMME (Ch.), géomètre, né à Riom en 1744, m. en 1805, était professeur de navigation à Rochefort, et fut nommé en 1778 correspondant de l'Académie des sciences. On a de lui : l’Art de la mâture des vaisseaux, 1778; l’Art de la voilure, 1781; l’Art de la marine; Principes et préceptes généraux de l'art de construire et d'armer les vaisseaux, 1787; Dictionnaire de la marine française, 1792; Dictionnaire de la marine anglaise, 1804, 2 vol. in-8. Il avait proposé un nouveau moyen de mesurer les longitudes en mer. — Son frère, Gilbert R., né en 1750, d'abord instituteur en Russie, fut à son retour élu par le dép. de Puy-de-Dôme député à l'Assemblée législative, puis à la Convention, et siégea au sommet de la Montagne. Membre de la commission chargée d'examiner la conduite de Carrier, il essaya de le justifier; il se mit à la tête des faubourgs qui, au 1e prairial an III, se portèrent sur la salle de la Convention; son parti ayant succombé, il fut arrêté, et se tua le 18 juin 1795. C'est lui qui avait présenté, en 1793, le Nouveau calendrier, adopté à la place du calendrier romain.

ROMORANTIN, ch.-l. d'arr. (Loir-et-Cher), au confluent de la Sauldre et du Morantin, à 41 kil. S. E. de Blois; 7642 hab. Trib. de 1re inst. et de commerce, collége. Fabriques de draps et autres étoffes. Anc. capitale de la Sologne. Elle fut prise, par les Anglais en 1356 (ce fut alors que l'on vit, dit-on, la première pièce d'artillerie de siége). Après son retour au roi de France, elle passa dans le XVe s. aux ducs d'Orléans, puis aux ducs d'Angoulême. François Ier la réunit à la couronne. Dans cette ville fut rendu, en 1560, sur la proposition du chancelier de l'Hôpital, le célèbre Édit de Romorantin, qui sauva la France de l'établissement de l'inquisition.

ROMUALD I, duc de Bénévent (662-77), fils de Grimoald. Assiégé par les Grecs dans Bénévent, en 663, il résista vigoureusement, et fut délivré par Grimoald, qui accourut de Lombardie. En 668, il prit aux Grecs Tarente et Brindes. — II, fils et successeur de Gisolfe I (702-31), enleva Cumes aux Grecs, mais ne tarda pas à perdre cette ville.

ROMUALD (S.), né à Ravenne vers 956, m. en 1027, fonda en 1012 le monastère de Camaldoli (en Toscane), et en fut le 1er abbé: c'est de là que son ordre prit le nom de Camaldules. Il est fêté le 7 fév.

ROMULUS, fondateur et 1er roi de Rome, passait pour fils de Mars et de la vestale Rhéa Sylvia, fille de Numitor, roi d'Albe, et était frère jumeau de Rémus. Amulius, oncle de Rhéa, la fit enterrer vive comme ayant rompu ses vœux, et fit exposer les deux jumeaux sur le Tibre, mais le fleuve les laissa à sec et une louve vint les allaiter. Faustulus, berger du roi, les ayant trouvés, les emporta et les fit nourrir par Acca Laurentia, sa femme. Romulus et Rémus grandirent parmi les bergers. Instruit du secret de sa naissance, Romulus tua Amulius et rétablit Numitor, qu'Amulius avait détrôné, puis il alla avec Rémus jeter les fondements de Rome au lieu même où ils avaient été exposés (753 av. J.-C). Les deux frères s'étant pris de querelle pendant ces opérations, Romulus, dit-on, tua Rémus au moment où celui-ci franchissait par dérision le fossé qui formait l'enceinte de la nouvelle ville. Resté seul maître, il fit de sa ville un asile, et y reçut une foule d'esclaves fugitifs et de vagabonds. Voulant donner des épouses à ses sujets, il invita à des jeux publics les peuplades voisines et principalement les Sabins et il enleva leurs femmes pendant qu'ils étaient occupés à regarder ces jeux (749) : il excita ainsi de nombreuses guerres contre Rome naissante. Il réussit à vaincre la plupart des peuples voisins, et tua de sa main Acron, roi des Cénimens, remportant ainsi les premières dépouilles opimes. N'ayant pu réduire les Sabins de Cures, il fit avec eux, en 745, un arrangement en vertu duquel leur roi Tatius et lui devaient régner conjointement sur les deux peuples réunis; mais il ne tarda pas à se débarrasser de son collègue (739). Il organisa son petit État, divisa la nation en patriciens et plébéiens, distribua les citoyens en tribus, curies st décuries, créa le sénat et l'ordre des chevaliers, et institua le triomphe, ainsi que diverses cérémonies religieuses. Il disparut tout à coup dans un orage, ou plutôt il fut tué par les sénateurs qu'avait aigris son despotisme (715 av. J.-C). Tout ce qu'on raconte de Romulus est fort incertain; l'existence même de ce roi a été contestée (V. NIBBUHR) ; cependant Plutarque a écrit sa Vie.

ROMULUS AUGUSTULUS. V. AUGUSTULUS.

RONCAGLIA, vge d'Italie , dans l'anc. duché de Parme, sur le Pô, entre Plaisance et Crémone. Aux env., plaine fameuse aux XIe et XIIe s. par le séjour qu'y faisaient les rois d'Allemagne avant leur cou-