Page:Boulay-Paty - À l’Académie française, 1827.djvu/9

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Vous la lui promettez, généreuses victimes !…
Michaud, lève ta tête une troisième fois ;
Toi, qui, frappé d’arrêts sublimes,
En veux un pour la France, après deux pour ses rois !
Que la puissance déshérite
Villemain, ton noble mérite !
La postérité, l’adopta !
Lacretelle, reprends ta gloire !
Tu prêtas ta plume à l’histoire,
Et l’histoire te vengera !

La France, sur vos fronts, au laurier poétique,
Parmi les cris d’honneur mille fois répétés,
A joint la couronne civique,
Et vous donne à la fois deux immortalités !
Tel, épuisé par sa victoire,
Dans le sein même de sa gloire,
D’encens, de fleurs environné,
Parmi la poussière olympique,
Sur l’arène, l’athlète antique
Tombait vainqueur et couronné.