Page:Bouton - La Patrie en danger au 25 février 1848.djvu/19

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


M. Antonio Watripon, lui-même, je vais mettre sous les yeux du public un récit publié sur la nuit du 23 au 24, par M. Watripon en mars 1848 ; c’est-à-dire huit à quinze jours après l’événement :

« Aussi cette masse (la colonne insurrectionnelle) fraternisa avec les troupes et se dirigea par le pont d’Austerlitz, vers le quartier Latin, pour aller fraterniser aussi avec les jeunes gens des Écoles. En tête étaient des élèves de l’École polytechnique et des Écoles de droit et de médecine. Arrivée à la hauteur de l’Entrepôt et de la rue des Fossés-Saint-Bernard, auprès de la caserne des municipaux, cette colonne, qui s’avançait sans armes au chant de la Marseillaise, fut accueillie par un feu de peloton. La décharge fut meurtrière ; dix à peu près tombèrent, dont trois blessés grièvement furent transportés à l’hospice